Histoire
1800-1200 av J.C. - Empire hittite.
VIIIème siècle av J.C. - les Grecs s'installent sur le littoral égéen.
VIème siècle av J.C. - conquête perse.
334 av J.C. - campagnes d'Alexandre le Grand, qui reconquiert l'Asie mineure.
31 av J.C.-180 ap J.C. - l'Anatolie devient province romaine.
330 - l'empereur Constantin transfère la capitale de l'empire à Byzance, qu'il rebaptise Constantinople.
306-1460 - Empire Byzantin.
XIème siècle - les Turcs seldjoukides occupent l'Anatolie. Les Byzantins sont battus à Manzikert en 1071.
XIVème siècle - début de la puissance ottomane.
1453 - la prise de Constantinople par Mehmet II consacre la chute de l'empire byzantin. La ville est rebaptisée Istanbul.
1514-1517 - conquête de la Grèce, l'Albanie, la Crimée, la Cilicie, la Syrie, l'Egypte par les Ottomans.
1520-1566 - règne de Soliman le Magnifique. L'empire ottoman s'étend tout autour de la Méditerranée, mais échoue devant Vienne.
1571 - défaite navale de Lépante face aux puissances chrétiennes.
1699 - abandon de la Hongrie à l'Autriche.
XVIIIème siècle - le pouvoir est affaibli par les intrigues de palais.
1839-1876 - ère des Réformes (Tanzimat).
1908 - révolution des Jeunes Turcs.
1914 - première guerre mondiale, la Turquie s'allie à l'Allemagne. En 1915, défaite du corps expéditionnaire franco-britannique qui ne parvient pas à franchir le détroit des Dardanelles.
1920 - le Traité de Sèvres consacre le partage de l'empire ottoman, ne laissant à la Turquie que Istanbul et l'Anatolie.
1922 - abolition du Sultanat par la 1ère Grande Assemblée Nationale et élection de Mustapha Kémal.
1923 - proclamation de la République et désignation de Mustapha Kémal, Atatürk, par le Parlement comme Président de la République. Début de la période de réformes.
1924 - suppression du Califat
1938 - mort d'Atatürk
1950 - le parti démocrate remporte les élections.
1951 - la Turquie adhère à l'OTAN.
1960 - 1er coup d'Etat militaire.
1963 - la CEE signe un accord d'association avec la Turquie.
1971 - 2ème coup d'Etat militaire.
1974 - intervention turque à Chypre, qui aboutit à la partition de l'île.
1978 - M. Bulent Ecevit est Premier ministre.
1980 - 3ème coup d'Etat militaire.
1982 - référendum constitutionnel.
1983 - retour des civils au pouvoir. Elections législatives, victoire du parti libéral de M. Turgut Özal qui devient Premier Ministre.
août 1984 - début de la rébellion armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) séparatiste.
1987 - élections législatives, victoire de M. Özal
1989 - élection de M. Turgut Özal à la Présidence de la République
1991 - constitution d'un Gouvernement de coalition (centre droit et social-démocrate), dirigé par M. Suleyman Demirel.
avril 1993 - disparition de M. Turgut Özal.
mai 1993 - élection de M. Süleyman Demirel à la Présidence de la République.
juin 1993 - Mme Tansu Ciller est nommée premier Ministre.
1994 - lancement du programme de démocratisation et de restructuration du pays. Adoption par le Parlement turc d'une loi sur les privatisations, en vue de la restructuration de l'économie.
juillet 1996 - arrivée au pouvoir d'une nouvelle coalition « Refahyol » (islamiste/centre droit). M. Necmettin Erbakan est Premier Ministre, Mme Tansu Ciller, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères.
juin 1997 - M. Erbakan, contraint à la démission, est remplacé par M. Yilmaz
7 janvier 1999 - M. Ecevit devient Premier Ministre.
16 février 1999 - capture de Abdullah Ocalan, chef du PKK.
18 avril 1999 - élections législatives et municipales anticipées. Le Parti de la gauche démocratique de M. Ecevit remporte 22% des suffrages devant le parti de l'Action nationaliste (18,2%).
mai 1999 - M. Ecevit forme un gouvernement de coalition.
17 août 1999 - un séisme, de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter et dont l'épicentre est situé dans la région d'Izmit, frappe le nord-ouest de la Turquie, faisant plus de 15.000 morts et 27.000 blessés.
5 mai 2000 - M. Ahmet Necdet Sezer est élu président de la République par le Parlement.
22 février 2001 - la Turquie dévalue sa monnaie pour enrayer une grave crise économique.
3 août 2002 - la Turquie adopte un vaste éventail de réformes (abolition de la peine de mort en temps de paix et droits culturels pour les Kurdes) pour s'aligner sur les normes européennes.
3 novembre 2002 - les élections législatives anticipées donnent au parti AKP (islamistes modérés) la majorité au Parlement.
11 mars 2003 - Nomination de Recep Tayyip Erdogan au poste de Premier ministre : dirigeant du parti de la justice et du Développement (AKP-parti au pouvoir, islamiste) et après la victoire de sa formation aux élections législatives du 3 novembre 2002, il n'avait pas pu prendre la direction du gouvernement ayant été déclaré inéligible à la suite d'une condamnation à la prison pour "incitation à la haine religieuse" en 1998. Le 31 décembre 2002, le Parlement réforme les lois électorales, lui permettant ainsi de se présenter et de remporter l'élection législative partielle de Siirt le 9 mars 2003, et d’être nommé à la tête du gouvernement
12 mars 2003 - Condamnation de la Turquie par la Cour européenne des droits de l'homme pour "traitements inhumains" et "procès inéquitable" suite à l'arrestation, la détention et la condamnation à mort en 1999 du leader kurde Abdullah Öcalan, dont la peine à été commuée en réclusion à perpétuité. La Turquie doit faire appel de la décision de la Cour
20 mars 2003 - La Turquie autorise le survol de son territoire par l'aviation américaine. Le parlement adopte par 332 voix pour, 202 voix contre et une abstention, sur les 535 députés présents, une motion ouvrant l'espace aérien du pays "à des éléments aériens armés étrangers" pour "une possible opération militaire" contre l'Irak voisin. Le Parlement vote également pour l'envoi de soldats turcs dans le nord irakien pour faire échec à toute tentative par les Kurdes irakiens de proclamer leur indépendance en cas d'éclatement de l'Irak.
7 octobre 2003 - Le Parlement turc autorise l'envoi de soldats en Irak
15 novembre 2003 - Attentats meurtriers. Un double attentat à la voiture piégée contre deux synagogues d'Istanbul fait 23 morts et plus de 250 blessés. Il est revendiqué par le réseau terroriste Al-Qaïda
21 mai 2004 - Validation par le Président turc d'une série d'amendements constitutionnels. Ahmet Necdet Sezer ratifie une série d'amendements constitutionnels votés par le Parlement et destinés à rapprocher le droit turc des standards européens. Les principales modifications sur les dix adoptées sont, la suppression des tribunaux spéciaux dans les cas de terrorisme, la préférence aux traités internationaux lorsque ceux-ci sont en contradiction avec la loi turque, la suppression de toute référence dans la Constitution à la peine de mort, déjà abolie, et la limitation du rôle de l'armée dans la vie civile et politique
26 septembre 2004 - Réforme du code pénal turc. Le Parlement vote la réforme du code pénal qui, outre l'amélioration des libertés individuelles, la répression de la torture et des crimes d'honneur, abandonne le projet de criminalisation de l'adultère proposé par l'aile islamiste radicale du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir. Ce retrait était la condition exigée par l'Union européenne pour l'ouverture des négociations d'adhésion. Ce nouveau code pénal entrera en vigueur le 1er avril 2005
Janvier 2006 - Plusieurs cas de grippe aviaire détectés en Turquie
27 mars-3 avril 2006 - Violentes manifestations en Turquie. Les émeutes, opposant les forces de sécurité aux militants kurdes, font vingt morts et de nombreux blessés dans le sud-est de la Turquie et à Istanbul. Les affrontements avaient débuté lors de l'enterrement de quatorze rebelles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) tués par l'armée le 25 mars
29 juin 2006 - Adoption d'une nouvelle loi antiterroriste. Le Parlement turc adopte une nouvelle loi antiterroriste controversée qui élargit l'éventail des crimes susceptibles d'être qualifiés d'actes terroristes et restreint l'activité des médias. Le président Ahmet Necdet Sezer la promulgue le 17 juillet et la défère devant la Cour constitutionnelle pour "l'annulation de plusieurs dispositions" dont les restrictions imposées aux médias par la nouvelle loi
Août-septembre 2006 - Vague d'attentats. Le 27 août, une série d'attentats blesse 27 personnes, six à Istanbul et 21 dans la station balnéaire de Marmaris. Le 28, le site touristique d'Antalya (sud-ouest de la Turquie) est touché par une explosion qui fait trois morts et une vingtaine de blessés. Tous ces actes terroristes sont revendiqués par les Faucons de la liberté (TAK) proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en représailles aux mesures de confinement appliquées au chef historique kurde Abdullah Öcalan emprisonné à vie à Imrali. Le 12 septembre, un attentat à la bombe dans la ville à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est de la Turquie) fait dix morts, dont sept enfants, et 14 blessés. Le bureau du gouverneur régional soupçonne les rebelles séparatistes kurdes du PKK ou les Faucons de la liberté (TAK) d'en être responsables
Avril-juin 2007 - Crise politique : après que des centaines de milliers de personnes attachées à la laïcité ont défilé le 14 avril à Ankara contre la candidature à la présidence de la République du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, chef de l'AKP (Parti de la justice et du développement, islamo-conservateur), c'est le ministre des affaires étangères, Abdullah Gül partisan d'un islam modéré, qui se porte candidat. Le 27 avril, il recueille au Parlement 357 voix sur les 367 requises. Le 1er mai, la Cour constitutionnelle, saisie par l'opposition laïque, invalide ce premier tour de l'élection présidentielle, le quorum requis de deux tiers au Parlement n'étant pas atteint, échec qui se reproduira le 6 mai pour la même raison. Le 3 mai, le parlement turc fixe au 22 juillet la tenue d'élections législatives anticipées à un tour, auparavant prévues le 4 novembre. Le 10 mai, il adopte une réforme de la constitution prévoyant l'élection du président au suffrage universel. Le président de la République, Ahmet Necdet Sezer, toujours en place et farouche défenseur de la laïcité, rejette cette réforme le 25 mai 2007. Le 31 mai, le Parlement réitère son vote. Pour éviter de promulguer cette réforme par crainte qu'une élection au suffrage universel ne conduise à l'élection d'un président de la République islamiste, Ahmet Necdet Sezer décide, le 15 juin, de soumettre à référendum cette réforme
22 juillet 2007 - Elections législatives anticipées : le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste, centre droit) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan remporte une large victoire avec 46,4% des voix, soit 340 sièges au Parlement sur 550. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate, opposition pro-laïque) totalise 20,9% des voix, soit 112 sièges. La troisième force du prochain Parlement sera le Parti de l'action nationaliste (MHP), droite anti-européenne, dite les "Loups gris", qui avec 14,3% des voix, double quasiment son score de 2002 et envoie 71 députés au Parlement. Le Parti pour une société démocratique (DTP, pro-Kurdes) obtient 24 sièges
28 août 2007 - Election présidentielle : à la suite de la crise politique commencée en avril 2007, le Parlement élit au troisième tour par 339 voix sur 550, Abdullah Gül, ex-ministre des affaires étrangères issu de la mouvance islamiste
17 octobre 2007 - Le parlement turc vote le principe d'une intervention militaire contre les rebelles kurdes originaires de Turquie basés en Irak
21 octobre 2007 - Référendum sur la réforme constitutionnelle : après l'approbation du nouveau texte par le Parlement, le 16 octobre 2007, par 386 voix pour et 87 contre, les Turcs adoptent par référendum le principe de l'élection du président de la République au suffrage universel direct par 69,12% des voix. Le mandat présidentiel passe de sept à cinq ans et ne sera renouvelable qu'une fois.
5 juin 2008 - La Cour constitutionnelle annule l'autorisation du port du voile islamique dans les universités. Par neuf voix contre deux, les magistrats annulent la réforme de la Constitution votée le 7 février 2008 par le Parlement, autorisant le port du voile islamique dans les universités. Les juges estiment cette réforme contraire aux principes de laïcité inscrits dans la loi fondamentale
27 juillet 2008 - Double attentat meurtrier à Istanbul : deux bombes explosent l'une après l'autre sur la rive européenne de la métropole turque, faisant 17 morts et 154 blessés. La police soupçonne les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d'être à l'origine de ces attentats. Le PKK se bat depuis 1984 pour l'indépendance du sud-est anatolien, à majorité kurde
31 juillet 2008 - Rejet de la demande d'interdiction de l’AKP par la Cour constitutionnelle turque. La demande d'interdiction de l'AKP, parti au pouvoir du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan issu de la mouvance islamiste, accusé d'être un foyer d'activités anti-laïques, avait été déposée le 14 mars par le procureur de la Cour de Cassation, Abdurrahman Yalcinkaya. Six juges sur onze de la Cour constitutionnelle se sont prononcés pour une dissolution, alors qu'il fallait au minimum sept voix pour interdire cette formation qui gouverne la Turquie depuis 2002 et qui a triomphé aux législatives en juillet 2007. Les juges privent toutefois l'AKP de la moitié de ses financements publics pour un an. Il est reproché en particulier à R.T. Erdogan d'avoir tenté de légaliser le port du voile islamique dans les universités
29 mars 2009 - Élections municipales : bien que victorieux avec 39% des suffrages, le parti islamo-conservateur au pouvoir (Parti de la justice et du développement, AKP) est en recul par rapport aux élections municipales de 2004 et aux législatives de 2007, où il totalisait, respectivement, 41,6% et 46,6% des voix. Le principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste) et le parti pro-kurde (DTP) remportent 23,2% et 5,3% des voix
1er mai 2009 - Remaniement ministériel : le chef du gouvernement, Recep Tayyip Erdogan, opère un remaniement marqué par la nomination de son conseiller diplomatique, Ahmet Davutoglu, au ministère des affaires étrangères, situation peu courante dans la vie politique turque car il n'est pas député. Professeur de relations internationales, c'est à son initiative que des diplomates syriens et israéliens se sont rencontrés quatre fois en 2008 à Istanbul pour tenter de normaliser les relations entre leurs pays
11 décembre 2009 - Dissolution du parti pro-kurde DTP par la Cour constitutionnelle turque Après quatre jours de débats, les onze juges de la Cour constitutionnelle votent à l’unanimité l'interdiction du parti pro-kurde DTP (Parti pour une société démocratique) qui compte au Parlement 21 députés sur 550 et dirige 99 municipalités. Ce parti était accusé, depuis l’automne 2007, de liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) considéré comme une organisation terroriste par Ankara, Bruxelles et Washington, et d'en être la vitrine politique. Cette interdiction fragilise la politique d’ouverture du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan destinée à résoudre la question kurde
2 septembre 2010 - En Turquie, référendum sur la révision de la Constitution. Les Turcs approuvent par 58% de oui, une révision constitutionnelle visant à renforcer le pouvoir exécutif, tout en limitant celui de la hiérarchie judiciaire et de l'armée. C’est une victoire pour le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et son parti l'AKP (Parti de la justice et du développement, islamo-conservateur), au pouvoir depuis 2002. Pour l'opposition laïque et nationaliste, cette réforme remet en cause l'indépendance de la justice et porte atteinte à la séparation des pouvoirs. En outre, elle lève l’immunité des généraux, auteurs du coup d’État du 12 septembre 1980
Source : la documentation française
Dernière mise à jour : 15/02/2011


