Coût de la vie
La monnaie de la Confédération helvétique est le franc suisse (CHF ou SFR), divisé en centimes. Il existe des pièces de 5, 10, 20 et 50 centimes, des pièces de 1, 2 et 5 francs suisses, ainsi que des billets de 10, 20, 50, 100, 500 et 1000 francs suisses.
Pour en savoir plus sur la monnaie suisse, vous pouvez consulter le site Internet de la Banque nationale suisse : www.snb.ch/ rubrique " billets et monnaies ".
Au 1er octobre 2009, un franc suisse valait 0,66 euro et un euro 1,509 franc suisse.
Convertisseur de devises : www.oanda.com/convert/classic
Les cartes de crédit internationales sont acceptées dans la majorité des magasins et pour les retraits auprès de la plupart des banques. Les espèces sont beaucoup plus couramment utilisées qu'en France. Les chèques sont extrêmement rares, les commerçants ne les acceptent pas. La pratique est de régler les factures par virement postal ou bancaire. Bien que la Suisse soit un pays limitrophe de la France, les achats effectués en Suisse se règlent en francs suisses et non en euros.
A noter que l'importation de devises ayant cours légal en Suisse n'est soumise à aucune restriction. Vous devrez cependant respecter la réglementation communautaire en matière de contrôle des changes lorsque vous quittez la France ou un pays membre de l'Union européenne. Toute importation de sommes d'argent en Suisse doit être déclarée au moment du passage de la douane. Se reporter à la rubrique " Opérations bancaires " dans ce portail pays.
Dernière mise à jour : 05/10/2009.
La banque au quotidien
Pour les opérations bancaires, les banques suisses proposent de nombreux services. En général, la tenue d'un compte courant est payante, mais, en contrepartie, ce compte est rémunéré. Il inclue une carte de débit (l'argent est prélevé directement sur votre compte lorsque vous faites des retraits aux bancomats / postomats ou chez les commerçants).
Les cartes de crédit sont facturées en plus et peuvent être prises dans un autre établissement que celui où vous possédez un compte. Le principe du crédit n'est pas vraiment dans les habitudes des consommateurs suisses.
Les travailleurs frontaliers ont des besoins spécifiques. Ils devront avoir un compte dans une banque suisse sur lequel sera versé le salaire et dans une banque française car les dépenses des travailleurs frontaliers se font principalement en euros. Certaines banques proposent des services qui permettent à l'employeur suisse de verser directement le salaire sur un compte français libellé en francs suisses. Il n'y a pas de solution idéale, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.
La monnaie nationale est librement convertible et les transferts de fonds sont libres. Il y a 140 banques étrangères installées en Suisse, dont les principales banques françaises : BNP Paribas, Crédit Agricole, Crédit Lyonnais, Société Générale...
Transferts de fonds entre la Suisse et la France
Pour transférer des fonds entre la Suisse et la France, il existe plusieurs possibilités :
- virement international (SWIFT / IBAN) : ce service est proposé par toutes les banques et peut concerner des virements réguliers ou occasionnels.
- LSV : ce service est proposé par certaines banques et concerne des virements réguliers.
- Transfert physique : pour des raisons de sécurité, il est fortement déconseillé de passer de l'argent en espèces à la frontière. Vous devrez par ailleurs respecter la réglementation communautaire en matière de contrôle des changes.
- Conformément à l'ordonnance suisse sur le contrôle du trafic transfrontière de l'argent liquide, l'entrée de devises suisses ou étrangères sur le territoire est strictement réglementée. Une des missions de l'administration fédérale des douanes (AFD) est la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Pour en savoir plus, consulter le site internet de l'AFD : www.douane.admin.ch/. Dans le cadre d'un contrôle douanier, les douanes suisses peuvent procéder à un interrogatoire en vue d'obtenir des renseignements sur le détenteur des espèces, de connaître l'origine et le montant de l'argent dès lors où le montant transporté est supérieur ou égal à 10 000 CHF ou d'un montant équivalent en monnaie étrangère voire d'une somme inférieure en cas de soupçon. Sont considérés comme argent liquide, les espèces ainsi que tout titre au porteur transmissible tels que les actions, les obligations, les chèques et autres titres similaires, pouvant faire l'objet d'une retenue temporaire. Il est donc vivement recommandé de déclarer les espèces.
Secret bancaire
Le secret bancaire étroitement associé à l'histoire de la Suisse est, depuis 1714 réglementé par la Loi fédérale et l'article 47 sur les banques et les caisses d'épargne. Dans un contexte de crise financière mondiale, le secret bancaire est à nouveau au coeur de nombreux scandales et débats. Récemment, une des plus grandes banques suisses, l'UBS a levé le voile en acceptant de collaboration avec les Etats-Unis au sujet du secret bancaire de ses ressortissants, marquant un grand tournant dans la tradition du secret bancaire suisse et international et une aide précieuse dans la lutte contre les paradis fiscaux. Ceci étant, cette affaire a conduit de nombreuses banques suisses à interdire à ses collaborateurs de se rendre aux Etats-Unis dans le cadre de voyage de tourisme. Le Monde révélait le 28 août dernier : "En 2007....., il a été découvert que 80 banquiers se rendaient régulièrement aux Etats-Unis, parfois déguisés en touristes, pour favoriser l'évasion fiscale de riches clients américains ".
Pour en savoir plus
- Site Internet de l'Association suisse des banquiers : www.swissbanking.org/ rubrique " information à l'attention de la clientèle bancaire "
- Site Internet de la Commission fédérale des banques : www.ebk.admin.ch/ Rubrique " consommateurs > établissements autorisés ".
Dernière mise à jour : 05/10/2009.
Le candidat à l'expatriation devra se garder de chercher à apprécier sa situation en convertissant tous les chiffres en euros ou en tentant de déterminer le pouvoir d'achat en France du montant obtenu. Cette appréciation doit se faire avant tout sur le montant des dépenses dans le pays d'expatriation, qu'elles soient exprimées en monnaie locale ou en euros. Il est en effet indispensable de tenir compte du coût de la vie.
La Suisse est un des pays de l'OCDE qui possède le coût de la vie le plus élevé. Il était, par exemple, 22% plus élevé en Suisse qu'en France en 2007. Avec le temps, cette différence s'amenuise (l'écart était en 2001 d'environ 30%). Se reporter à la rubrique " Coût de la vie > Evolution des prix " dans ce portail pays.
Estimation du budget moyen mensuel nécessaire à un expatrié pour couvrir l’intégralité de ses dépenses
Berne
- pour un célibataire : 3 800 euros
- pour un couple : 5 200 euros
- pour un couple avec 2 enfants : 6 800 euros
Genève
- pour un célibataire : 2 500 euros
- pour un couple : 3 500 euros
- pour un couple avec 2 enfants : 5 000 euros
Zurich
- pour un célibataire : 4 000 euros
- pour un couple : 5 500 euros
- pour un couple avec 2 enfants : 7 000 euros
Une étude de l'Office fédéral de la statistique a fixé en pourcentage du revenu brut des ménages leurs principales dépenses :
- loyer : 16%
- impôts : 12 %
- transport : 8,5%
- loisirs et culture : 7,4%
- produits alimentaires et boissons non alcoolisées : 7,4%
- assurance maladie obligatoire de base : 6%
- sorties au restaurant et à l'hôtel : 6%
- autres assurances (assurance maladie complémentaire et autres) : 3,7%
A noter que ces chiffres sont des moyennes nationales et qu'il existe des disparités importantes entre les cantons et entre les villes qui bordent le Lac Léman et celles de l'intérieur du pays.
Pour en savoir plus
- Office fédéral de la statistique : www.bfs.admin.ch/ rubrique " prix "
Dernière mise à jour : 05/10/2009
Evolution générale des prix entre 2000 et 2008
Au cours de ces huit années, l’indice suisse des prix à la consommation (IPC) a augmenté en moyenne de 8,8%.
Selon l’Office statistique des Communautés européennes (Eurostat), le niveau des prix en Suisse reste plus élevé que dans la plupart des autres pays européens, mais l’écart par rapport à la moyenne des Etats membres a diminué ; de 37% en 2000, il a chuté à 22% en 2007. L'écart le plus fort concerne les loyers, la santé et l'alimentation.
Evolution des prix selon les catégories entre 2000 et 2008
Les prix des services relevés dans l’indice des prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 10,6% (les services privés de +10,7% et les services publics de +11,2%). Les prix des marchandises se sont accrus moins fortement (+2,8%).
Quant aux loyers, ils ont augmenté en moyenne de 14,2%, alors que les autres prix à la consommation n’ont progressé en moyenne que de 7,4%. L’évolution des prix de l'immobilier varie fortement d'une région à l’autre. En effet, si la région du Jura ferme la marche, les régions de Genève, Nyon et Lausanne sont en tête des niveaux d’indices les plus élevés. Enfin, parmi les différents types de logements, ce sont les logements locatifs qui ont affiché la plus importante progression (4,6%), suivis par les logements en propriété (4,5%) et les maisons individuelles (3,7%). La Suisse, pays de locataires où dans les grandes villes la demande excède l'offre, l’immobilier n'est connaît pas de ralentissement.
Source : Office fédéral des statistiques http://www.bfs.admin.ch
Dernière mise à jour : 01/10/2009.


