Economie
Présentation générale
La Slovaquie connaît la plus forte récession depuis son indépendance (-4,7% pour 2009). Les autorités laissent jouer les stabilisateurs automatiques et la reprise est attendue pour 2010 (+2 à 3%). La contraction du PIB est liée à la chute de l’investissement brut (25,4%) et des exportations (-20,5%) alors que la consommation des ménages a relativement bien résisté (+0,7%) et que la consommation publique est restée le seul facteur de croissance positif (+ 5,9%). Pour 2009, le déficit public a atteint 6,8% du PIB. Le projet de loi de finances prévoit un déficit public de 5,5% en 2010.
La situation du secteur bancaire reste globalement saine. Il est presque intégralement contrôlé par les banques occidentales, avec une prédominance des groupes italiens et autrichiens. Le secteur bancaire a développé une activité de crédit traditionnel en faveur des entreprises et des ménages et connaît une situation de liquidité structurellement excédentaire qui lui assure une autonomie de refinancement.
La Slovaquie reste dépendante de deux secteurs exportateurs (automobile et électronique).
Agriculture
La superficie agricole représente la moitié du territoire et la production de céréales domine largement (blé d'abord mais aussi orge, maïs, puis seigle et avoine). La production laitière en augmentation compense le recul constant du cheptel.
Energies et Industries
La Slovaquie est un pays de tradition manufacturière. L'industrie automobile, en progression régulière, constitue le premier secteur d'emplois industriels du pays et, de loin, le premier poste d'exportation. Volkswagen, PSA et Kia Motors sont les trois principaux constructeurs automobiles présents dans le pays.
Le secteur de la chimie, plasturgie et pharmacie affiche une croissance soutenue depuis plusieurs années, tout comme l'électrotechnique.
Services
Après une période de transition difficile (vague de privatisations et mouvements de restructuration interne) le secteur BTP-Construction a renoué avec la croissance depuis le début des années 2000. Dynamisé par les investissements privés, il enregistre depuis ces quatre dernières années un taux de croissance à deux chiffres.
Dans le secteur de la téléphonie mobile, Orange occupe le 1er rang avec 55% de parts de marché devant T-Mobile. Le réseau internet, en progression marquée, représente un potentiel certain.
Le tourisme est en forte croissance. Les raisons de cet engouement sont multiples : adhésion à l'UE, venue de nouveaux investisseurs, augmentation des vols low-cost vers Bratislava.
Après avoir traversé une période agitée dans la deuxième moitié des années 90, marquée par des conflits d'influences politiques et par la faillite de plusieurs banques, le secteur financier est aujourd'hui assaini et stabilisé.
Dernière mise à jour : 08/03/2011


