Enseignement supérieur
Il est possible de poursuivre des études universitaires dans les départements de français des universités et dans les filières francophones des universités polytechniques, de l'université technique de constructions, de l'Académie d'études économiques, de la faculté de sciences politiques et administratives et du collège franco-roumain d'études européennes. Les étudiants étrangers doivent payer des droits de scolarité – souvent élevés - . Dans la plupart des cas, il est nécessaire de passer les concours d'entrée à l'université.
On dénombre actuellement en Roumanie 56 établissements d’enseignement supérieur publics accrédités (49 établissements civils et 7 universités militaires), 29 institutions privées accréditées, 28 en cours d’accréditation (et de ce fait provisoirement autorisées mais ne pouvant faire passer d’examens) et 6 écoles académiques post-universitaires.
L’accès à l’enseignement supérieur est conditionné par l’obtention du baccalauréat. La procédure d’admission dans les universités d’Etat se fait sur la base d’un examen avec un nombre déterminé d’étudiants pouvant être admis à titre gratuit. Le nombre de « place gratuites » est déterminé chaque année pour chaque établissement par le Ministère de l’Education. Chaque institution fixe les conditions à atteindre dans chaque domaine d’études et élabore les épreuves d’admission. Le recteur est responsable de ce processus et autorise l’admission des étudiants. Les institutions sont par ailleurs autorisées à admettre un certain nombre d’étudiants payants (les étudiants étrangers entrent dans cette catégorie). Les frais de scolarité pour les étudiants « payants » sont très variables et peuvent facilement atteindre 4000 euros (exemple des places payantes pour une année à l’Université de Médecine et Pharmacie Carol Davila de Bucarest).
Ce système de numerus clausus profite aux universités privées vers lesquelles les étudiants se tournent. En effet, un quart environ des étudiants roumains est inscrit dans une université privée. Ces dernières ont émergé au début des années 90 au moment où le nombre d’étudiants a explosé. Elles occupent actuellement une place non négligeable dans le paysage de l’enseignement supérieur. De plus, en conformité avec la loi, la majorité des enseignants des universités privées sont des enseignants du secteur public.
La loi du 24 Juin 2004 (loi n°288/2004) portant sur la réorganisation des études universitaires n’apporte pas de modification majeure à l’organisation de l’enseignement supérieur mais introduit le découpage obligatoire des études en trois cycles distincts : Licence, Master, Doctorat et le système européen de crédits d’étude transférables (ECTS), déjà en vigueur dans la plupart des universités roumaines liées à des programmes européens.
Pour en savoir plus : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/roumanie_238/presentation-roumanie_1268/enseignement-superieur_71417.html (fiche disponible sur le site de France diplomatie)
Dernière mise à jour : 24/01/2011


