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Enseignement supérieur

Il est possible de suivre localement des études supérieures, mais une très bonne connaissance de la langue tchèque est requise. Il est également possible de suivre des études en anglais auprès des différentes facultés de médecine.

L’enseignement supérieur en République tchèque est assuré par les universités et les écoles techniques, agronomiques et vétérinaires, ainsi que par un certain nombre d’établissements spécialisés. À la rentrée académique 2008, on dénombrait 74 institutions d’enseignement supérieur, parmi lesquelles 26 établissements publics, 46 privés et deux institutions d’Etat (académies de défense et de police). De plus, il est important de noter l’existence de 176 écoles supérieures professionnelles (« vyšší odborné školy » ou VOŠ, équivalent aux B.T.S., voire aux I.U.T.), qui proposent un cursus sur 3 ans après la Maturita (Baccalauréat). Un tiers d’entre elles sont privées.

Pour être admis dans des institutions d’enseignement supérieur, les étudiants doivent avoir obtenu la « Maturita ». Équivalant au baccalauréat, ce diplôme diffère d’un lycée à l’autre et est obtenu par environ 70% d’une classe d’âge. Cependant, il est possible d’entrer dans les écoles artistiques sans la possession de ce diplôme.

Les facultés procèdent d’une manière quasi générale à une sélection par le biais de concours d’entrée, pour lesquels les étudiants doivent débourser 500 CZK (soit 18 €). Chaque faculté est libre de choisir les modalités de ces concours. Actuellement, malgré l’augmentation de la population universitaire, les facultés ne satisfont globalement qu’environ 60% des demandes d’inscription. Depuis la rentrée 2006-2007, certaines facultés se sont accordées pour faire passer aux candidats un test standard, mais ce procédé suscite des réticences.

La rigueur de la sélection à l’entrée de l’université dépend de la réputation des facultés concernées. En moyenne, le taux de réussite est de 61%. Par la suite, la sélection est assez faible, sauf en première année (20% de recalés en moyenne).

Cette sélection à l’entrée incite les jeunes titulaires de la Maturita à postuler dans plusieurs facultés, les obligeant donc parfois à ne pas suivre la formation réellement désirée. Les recalés aux concours d’entrée s’orientent souvent vers une formation technique post-Maturita dispensée dans les écoles supérieures professionnelles (VOS). À l’instar des universités, ces écoles organisent des concours d’entrée, dont le taux de réussite est en moyenne de 68%, mais pouvant atteindre dans certains établissements 80%, en raison d’un nombre de candidats peu important. Elles sont souvent choisies comme solution d’attente avant de tenter à nouveau les concours d’entrée dans les universités. Ainsi, 60% des étudiants de ces écoles poursuivent leurs études à l’université. Ce phénomène s’est amplifié à la faveur de la loi de janvier 2005 qui autorise les quelques 8 000 diplômés annuels des VOS à rejoindre, après leur diplôme, l’université en première ou deuxième année de Bakalár sur demande auprès du recteur.

Les cours commencent fin septembre, se terminent fin mai et sont organisés en deux semestres, des examens ayant lieu à la fin de chaque semestre. Certains cours sont optionnels. Le volume horaire est de 25 heures par semaine environ. La présence aux travaux dirigés est obligatoire, tandis que celle aux cours magistraux reste facultative.

Les universités décernent les diplômes correspondant au schéma LMD défini par le processus de Bologne. Le changement le plus notable fut l’introduction systématique de la licence (Bakalar). Auparavant, les étudiants s’inscrivaient directement pour un cycle de 5 à 6 ans de Magistr (Master), aucun diplôme intermédiaire n’était délivré. C’est pourquoi le diplôme de Bakalar manque parfois de reconnaissance par la société civile.

Les trois niveaux de l’enseignement supérieur sont donc les suivants :
- la licence (Bakalárský diplom) est obtenue après trois, voire quatre, années d’étude. Le programme de licence s’achève par un examen d’État final, qui inclut parfois la défense d’un mémoire. Les programmes de licence ne sont pas proposés par les facultés de médecine, de droit, d’architecture, de médecine vétérinaire, et de pharmacie, ce qui oblige les étudiants de ces formations à s’inscrire directement en Master. Ils ne se verront donc pas décerner de diplôme intermédiaire en cas d’échec et s’engagent d’emblée dans des études de longue durée.
- le master (Magisterský diplom) : l’étudiant, titulaire d’une licence, peut poursuivre son cursus universitaire dans le cadre d’un programme de master, dont la durée est fixée à deux ans (120 crédits ECTS). En parallèle, il existe toujours un programme de master long (cité plus haut) qui ne délivre pas le diplôme intermédiaire de licence même si depuis 2003, aucun étudiant, hors les formations citées ci-dessus, n’a été accepté dans ce cadre. Ces programmes sont tous sanctionnés par le grade de Magistr (Mgr.) alors que les filières techniques, agricoles et économiques le sont par le grade Inženyr (Ing.). Là encore, un examen d’État final et la défense d’un mémoire valident la formation.
- les études doctorales (Doktorandské studium) : l’admission au programme doctoral qui dure 3 à 4 ans est conditionnée par la validation d’un Master. Les étudiants doivent suivre un programme d’étude et effectuer une recherche individuelle placée sous la direction d’un tuteur, lui-même enseignant-chercheur ou chercheur. La loi de 1998 précise qu’un étudiant tchèque doit, pour obtenir son doctorat, non seulement soutenir sa thèse devant un jury, mais également passer un examen d’État dont la forme n’est pas fixée par la loi ! Ceci pose quelquefois des problèmes pour les thèses en co-tutelle. Les diplômés se voient décerner le grade de Doktor (PhD.) Quelques universités utilisent le fonctionnement de crédits européens mais la plupart ne le font pas.

Pour en savoir plus sur l’enseignement supérieur en République tchèque, une fiche détaillée est disponible sur le site de France diplomatie : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/republique-tcheque_228/presentation-republique-tcheque_1424/enseignement-superieur_71429.html

Dernière mise à jour : 23/11/2010

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