Economie
Présentation générale
La Pologne n’a pas été en récession en 2009
La situation de la Pologne a été marquée ces dernières années par une conjoncture économique particulièrement favorable avec une croissance élevée (plus de 6,2% en 2006/07), portée par la demande interne et les investissements, caractéristique d’un pays en phase de rattrapage. La conjoncture s’est dégradée en 2009, mais la croissance du PIB polonais est restée positive (1,7%), soutenue par la consommation des ménages, avec des ventes de détail en croissance de 7,2%.
L’inflation est passée en un an de 4,3 à 1,9% en juillet 2010. On s’attend à une légère remontée en fin d’année.
Le chômage amorce une décrue, bien que toujours à un niveau élevé (9,9%).
Le commerce extérieur repart à la hausse : alors que les échanges s’étaient contractés de 20% en 2009, on constate au 1er semestre une hausse des échanges de 28% par rapport à la période analogue de 2009. Le déficit commercial avoisine les 6,7% du PIB.
L’Union européenne demeure de loin le 1er fournisseur de la Pologne (61,5% du total) et absorbe 79,3 de ses exportations.
La dépréciation de la devise nationale, le zloty (PLN), en 2009, a permis de contenir la baisse des exportations. Le taux d’intérêt de la Banque nationale est passé de 6% en juin 2008 à 3,5% en juin 2009, son niveau actuel. Le secteur bancaire, constitué pour l’essentiel d’une cinquantaine de banques commerciales, en majorité filiales de grands groupes étrangers, reste solide et profitable et contrôle 79% du total agrégé des actifs bancaires. Le solde est resté dans les mains de l’Etat qui contrôle la 1ère banque polonaise, PKO BP.
Le ralentissement de l’économie fin 2008 et certains avantages fiscaux ont aggravé le déficit public qui a atteint 7,1% du PIB en 2009. Réticentes à augmenter les prélèvements obligatoires, les autorités polonaises tablent sur une reprise accélérée du processus de privatisations pour financer les déficits. Elles doivent contenir la croissance de sa dette publique qui pourrait atteindre 54% en 2010 et 59% en 2011, selon la Commission.
La Pologne a reporté à 2013 la réduction de son déficit public à 3% et adopté un plan de consolidation de ses finances publiques qui porte essentiellement sur le volet recettes avec une hausse d’un point du taux de base de la TVA qui passera à 23% et une augmentation des recettes des privatisations.
Les réformes structurelles destinées à réduire les dépenses sur le long terme ne sont pas encore précisées, en particulier l’achèvement de la réforme des retraites et de la fiscalité agricole.
Dans ce contexte, l’adoption de l’euro a été reportée sine die. Le nouveau Président s’est déclaré partisan de l’adhésion de son pays à la zone euro "le plus vite possible" soit à l’horizon 2014-2016. Certaines questions doivent encore être réglées : la Pologne doit d’abord remplir les critères d’adhésion. L’assainissement des finances publiques est un objectif réaliste. Toutefois, malgré de bonnes prévisions de croissance, la Pologne sera confrontée à une progression de sa dette publique, au moins aussi longtemps que la question de la méthodologie de calcul de la dette n’aura pas été révisée. D’autre part, la zone euro doit pour sa part se doter des outils nécessaires pour renforcer sa gouvernance.
Source : France diplomatie > pays-zones géo > Pologne > situation économique
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : Agriculture : 4% ; industrie manufacturière 24,3% ; BTP : 8,3% ; transports télécoms : 6,4% ; commerce : 20,6% ; autres services : 36,4%
Répartition de la population active :(15,4 millions) : Agriculture : 16,2% ; Industrie : 23,1% ; Construction : 4,7% ; Commerce : 15,7% ; Transports : 5,5% ; Education : 7,9% ; Santé : 5,5% ; Autres : 13,3%
Agriculture
L'agriculture polonaise représente encore un poids social déterminant, avec des exploitations familiales nombreuses et de faibles superficies.
Les principales cultures sont la pomme de terre, la betterave à sucre, le seigle, le blé et l'orge. Le cheptel est composé de porcins et bovins. La pêche représente un élément non négligeable.
Energies et Industries
La Pologne est riche en ressources minières. Elle se place au septième rang mondial pour la production du charbon. Il existe également des mines de cuivre (sixième rang mondial), d'argent (septième rang), de plomb (douzième rang), de lignite et de zinc. Le gaz naturel et le pétrole ne couvrent pas les besoins de la consommation locale.
Les secteurs traditionnels, sidérurgie et construction navale, sont en déclin (outil de production vétuste, productivité faible) et cèdent la place à la construction automobile et l'agro-alimentaire.
La loi de privatisation de masse, promulguée en mai 1993, a entraîné la privatisation de 600 grandes entreprises industrielles représentant 10 % du PIB total. L'industrie est certainement le secteur d'activité le plus susceptible de subir les transformations structurelles qui touchent le pays depuis la dernière décennie.
Services
La libéralisation des marchés financiers (assurances, banques, etc.), l'impact de la croissance de la grande distribution sur les activités de soutien logistique, le développement des filières hôtelières (développement de parcs d'hôtels de classe intermédiaire), mais aussi la mise en œuvre de nouvelles formules de services aux collectivités devraient favoriser le développement du secteur tertiaire polonais.
Le marché des technologies de l'information est marqué par le fort développement des services informatiques et des équipements qui constituent un débouché toujours porteur.
Dernière mise à jour : 20/01/2011


