Réglementation du travail
La loi fédérale s'applique à tous les employés recrutés localement. Le personnel expatrié peut cependant bénéficier d'un statut particulier, en fonction du contrat souscrit avec l'entreprise française qui le recrute.
La Loi Fédérale du Travail et la Constitution disposent que 20 salariés au moins peuvent mettre en place un syndicat dans l'entreprise afin de représenter leurs intérêts. Les syndicats sont particulièrement puissants dans les secteurs du pétrole, de l'énergie électrique, de la mine, des télécommunications et de l'édition. Deux centrales, fortement politisées, contrôlent le mouvement syndical : la Confédération des Travailleurs mexicains (CTM) et le Congrès du Travail (CT). Une nouvelle centrale est apparue en 1997, l'Union Nationale des Travailleurs (UNT).
Les négociations collectives, qui portent sur les conditions de travail et les salaires, doivent avoir lieu tous les ans ou tous les deux ans. Le refus de négocier de la part de l'employeur est une cause légitime de grève.
La durée journalière de travail varie en fonction du type d'horaire de travail effectué par le salarié. La journée ordinaire de travail est de 8 heures si le travail est effectué entre 6h et 20h et de 7 heures, entre 20h et 6h. Dans le cas d'une journée de travail continue, une demie heure de repos au minimum doit être accordée au travailleur. Pour 6 jours de travail, il doit être accordé au travailleur une journée de repos payée intégralement, si possible le dimanche. La semaine de travail est donc de 48 heures maximum.
La loi mexicaine prévoit que la durée des congés payés ne peut être inférieure à 6 jours ouvrés par année. La durée des congés payés est ensuite augmentée en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise.
La retraite peut être prise à partir de 65 ans ou après 30 années effectives de travail. Le Mexique est progressivement passé d'un système par répartition à un système par capitalisation.
Dernière mise à jour : 10/06/2009
Les opportunités d'emploi s'adressent surtout aux personnes diplômées qui maîtrisent parfaitement la langue espagnole. Les candidats à l'emploi doivent impérativement détenir un visa temporaire qui autorise à exercer une activité professionnelle rémunérée ou un visa d'immigrant permanent.
Dernière mise à jour : 10/06/2009
Les employeurs ont l'obligation d'inscrire leurs salariés à la sécurité sociale. Le poids des charges sociales oscille entre 25 % et 35 % suivant le niveau du salaire mensuel. Plus de la moitié est supportée par l'employeur.
L'employeur a l'obligation de verser 5 % des salaires au Fonds national de Logement des Travailleurs (INFONAVIT), créé en 1972. Le but de ce fonds est d'octroyer des crédits à taux préférentiels pour l'acquisition de logements sociaux.
Dernière mise à jour : 10/06/2009
Au Mexique, l'établissement d'un contrat de travail écrit est obligatoire pour toutes les embauches. Les conditions de travail doivent y être stipulées avec la plus grande précision. L'embauche de salariés de moins de 16 ans doit se faire avec l'accord des parents. Les enfants de moins de 12 ans n'ont officiellement pas le droit de travailler.
La Loi Fédérale du Travail dispose que l'employeur ne pourra procéder à un licenciement que pour une « cause réelle et sérieuse » (art. 47). Les salariés ayant plus de 20 ans d'ancienneté dans l'entreprise ne pourront être licenciés que pour faute grave ou lourde. Le licenciement pour motif économique n'existe pas au Mexique. En fait, les licenciements prennent généralement la forme d'une démission négociée. Les employés licenciés ont le droit à une indemnité correspondant à 20 jours de salaire par année de présence.
Dernière mise à jour : 10/06/2009


