Constitution et gouvernement
Nature du régime et gouvernement
La Constitution de 1991 a proclamé la Mauritanie "République islamique, arabe et africaine". Elle a institué un système où le président de la République, détenteur du pouvoir exécutif et élu au suffrage universel direct pour six ans, est assisté d'un Premier Ministre, ainsi que d'un Parlement bicaméral composé d'une Assemblée nationale (79 membres élus pour 5 ans au suffrage direct) et d'un Sénat (56 membres élus pour 6 ans au suffrage indirect). Le dispositif actuel comprend également un Conseil Constitutionnel et un Conseil économique et social. Le système légal se fonde à la fois sur la loi islamique (charia) et le droit moderne.
Des ordonnances sur les partis politiques et la liberté de presse sont venues compléter le processus de démocratisation du pays. Le fonctionnement du système politique, et notamment électoral, est cependant critiqué par une partie de l'opposition qui boycotte systématiquement les consultations électorales depuis 1996.
Les partis politiques et les syndicats
Depuis août 1991, 39 partis politiques ont déposé leur statuts. Mais une petite dizaine seulement participent activement à la vie politique du pays. Le parti au pouvoir est le Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS). L'opposition est regroupée dans l'Union des Forces Démocratiques (UFD). Aujourd'hui, la Mauritanie compte trois centrales syndicales : la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) et l'Union des travailleurs de Mauritanie (UTM).
Les divisions administratives du pays
La Mauritanie est divisée en 13 wilayas (régions) avec à leur tête un gouverneur (Wali), 53 moughataas (départements) dirigés par un préfet (Hakem) et 208 communes dont les maires sont élus depuis 1986. La Wilaya est devenue circonscription déconcentrée de l'Etat et fonctionne exclusivement sur les ressources que celui-ci met à sa disposition.


