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Economie

Présentation générale

La situation des 3 secteurs traditionnels d’exportation est morose. L’industrie sucrière prépare sa restructuration (avec la baisse de 36% à partir de 2009 des prix garantis par l’UE). Le secteur textile, en perte de compétitivité, a subi le choc de l’expiration des Accords Multifibres le 1er janvier 2005 (plusieurs fermetures d’usines et licenciements par milliers). Le tourisme, en forte augmentation depuis 2005 (+27% des recettes) sous l’effet d’une politique volontaire d’ouverture du transport aérien, est aujourd’hui le principal moteur de la croissance.

Maurice est à la recherche de « nouveaux piliers » de l’économie pour endiguer la montée du chômage : malgré le volontarisme des autorités (construction de la « cyber-cité » d’Ebène), le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) est encore embryonnaire et son développement est freiné par le manque de cadres qualifiés. Le projet de faire de Maurice un « Seafood Hub » dans l’Océan indien en est encore au stade des investissements. Le développement des activités de transformation des produits de la mer tarde à se concrétiser. Les espoirs d’une diversification réussie se fondent aujourd’hui sur le développement de nouveaux secteurs : « Land based oceanic industry » (exploitation à terre des ressources océaniques), « Knowledge hub » (centre du savoir), tourisme médical et production pharmaceutique pour l’exportation, etc.

Par ailleurs, une suppression totale des droits de douanes étalée sur quatre ans, visant à faire de Maurice un « paradis du shopping » sur le modèle de Dubaï ou Singapour, a été engagée en 2005. L’essoufflement de la croissance, le financement sur ressources nationales du déficit budgétaire (de l’ordre de 6,5% du PIB) et un système d’indexation automatique des salaires (négociée chaque année) alimentent l’inflation. Les hausses des prix relèvent essentiellement de facteurs externes, comme la hausse du cours mondial de matières premières et du coût du fret maritime. Les principales denrées alimentaires de bases sont touchées et l’augmentation du prix des denrées alimentaires touche essentiellement le pain (+22%), l’huile (+15.4%), le lait (+9%), la farine (+12.6%), le riz (+3.2%).

Source : France diplomatie > pays-zones géo

Agriculture

La principale culture est celle de la canne à sucre (90 % des surfaces cultivées) qui continue à être une source de revenus importante pour le pays car celui-ci bénéficie, grâce au "Protocole Sucre" de l'Union Européenne, de quotas à prix garantis (supérieur au cours mondial) sur le marché européen.

Les autres cultures sont le thé, le tabac, le maïs, la pomme-de-terre. Les cultures vivrières sont cependant limitées et l'île importe la plupart des produits agricoles. Le secteur de la pêche est relativement dynamique.

Energies et Industries

L'industrie mauricienne est concentrée dans une zone franche spécialisée dans l'exportation (Export Processing Zone) qui regroupe 80% de l'activité industrielle de l'île (textile essentiellement mais aussi cuir, jouets, électronique, horlogerie, optique, imprimerie, édition ...) et qui fut le moteur principal de la croissance économique. Pour faire face à la vive concurrence des autres pays producteurs, asiatiques en particulier, la zone franche devra se moderniser (innovation technologique et qualification de la main d'oeuvre). La majorité des produits est exportée vers l'Union Européenne (France, Royaume-Uni, Allemagne) et les Etats-Unis.

Le textile qui est à l'origine du "miracle" mauricien est en crise aujourd'hui, ne s'étant que partiellement adapté au nouveau contexte concurrentiel (notamment asiatique). La restructuration du secteur du textile passe par une délocalisation d'une partie de ses activités vers les pays où le coût de la main d'oeuvre est moindre, tel qu'à Madagascar.

L'île Maurice est entièrement dépendante de l'extérieur pour ses approvisionnements en matières énergétiques.

Services

Les services off-shore, créés en 1992 et supervisés par la "Mauritius Offshore Business Activities Authority" (MOBAA), visent à faire de Maurice une plateforme financière régionale en développant les activités suivantes : banque, assurance, gestion de fonds et de biens internationaux, etc. Près de 10 ans après ses débuts, l'offshore financier affiche d'excellents résultats en termes de sociétés et de banques immatriculées.

En tant qu'unique port franc de l'Océan Indien, Port-Louis souhaite devenir une base pour les entreprises européennes en quête de débouchés sur les marchés africain et asiatique, grâce notamment aux accords régionaux conclus avec Maurice.

Maurice a réussi en quelques années à s’imposer comme une destination touristique par excellence : 788.200 touristes ont visité l'Ile Maurice en 2006.

Pour en savoir plus : Maurice : principaux indicateurs économiques (2009) - fiche des Services économiques

Dernière mise à jour : 15/06/2010

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