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Economie

Présentation générale

Le Maroc a renoué avec la croissance depuis 2000, mais celle-ci reste insuffisante pour faire face au défi démographique et fragile car corrélée aux résultats du secteur agricole (qui contribue pour 11 à 18% du PIB selon les années). Le pays a été relativement épargné par la crise économique mondiale jusqu’au dernier trimestre 2008 et a ainsi réalisé 5,6% de croissance tous secteurs confondus. Toutefois, le ralentissement de l’activité économique amorcé en novembre et décembre 2008 se confirme cette année, en particulier sur les secteurs secondaires et tertiaires, ce qui a justifié la mise en place d’un plan de relance en février 2009.

L’activité non agricole a joué depuis le début de la décennie un rôle stabilisateur, avec un taux de croissance annuel oscillant entre 3 et 6,5%. Celui-ci est notamment tiré par la bonne santé du BTP, du secteur industriel et du secteur tertiaire, télécommunications et tourisme en particulier. On notera toutefois un fléchissement de certains secteurs non-agricoles - notamment le commerce - depuis début 2009, sous l’effet de la crise mondiale.

Le taux de chômage qui est passé sous la barre de 10% en 2006 s’est maintenu au même niveau en 2008 (9,6%), le point noir restant le chômage des jeunes urbains (21,6%). L’inflation a été maîtrisée, passant d’environ 10% au début des années 1990 à 1% dix ans plus tard. On enregistre certes depuis 2006 une accélération de l’inflation : 3,3% en 2006, 3,9% en 2008, sous l’effet combiné d’une réévaluation de la TVA sur certains produits, du retour à une indexation partielle des prix des carburants, de l’augmentation des prix des denrées alimentaires et de certains services et de la hausse de la consommation soutenue par l’augmentation des crédits. Mais cette tendance devrait s’inverser en 2009 avec la chute des prix du pétrole et de l’alimentaire.

Malgré la dégradation récente de certains indicateurs, signe que les effets de la crise commencent à atteindre le Maroc, la décennie 2000 se caractérise par la consolidation des équilibres macroéconomiques, ce qui s’est traduit par la progression de la notation risque pays du Maroc dans le classement de l’OCDE. Depuis 2006, le Maroc est classé dans le même groupe que la Tunisie et l’Algérie (catégorie 3) et devrait continuer à attirer de nouveaux investissements directs étrangers pendant les années à venir.

Source : France diplomatie

Agriculture

L'agriculture occupe 43 % de la population active et contribue pour 11 à 18% au PIB du pays (selon les années).

Le secteur agricole, principal employeur du pays (80% en milieu rural), occupe une place prépondérante dans l’économie marocaine. Les dernières projections démographiques montrent que 14 millions de personnes résideront en milieu rural en 2020. L’accroissement naturel dans cette zone compense l’exode rural.

L’agriculture marocaine est duale : le pays, important exportateur de primeurs et d’agrumes, reste structurellement déficitaire en produits de base comme les céréales, le sucre et les oléagineux. Le taux d’autosuffisance ne s’élève en moyenne qu’à 30 à 75% pour les céréales et 50% pour le sucre. Bien que le secteur agricole ne bénéficie que de 10% des investissements globaux, les recettes en devises que procurent l’agriculture, la pêche et les industries agroalimentaires totalisent 35% des exportations marocaines globales.

Seules 14,8% des terres sont déclarées surfaces agricoles utiles, lesquelles sont occupées à 62,8% par la production céréalière (blé, orge, maïs). Avec près de 1,5 million d'exploitations agricoles dont 1 million se consacre à l'élevage, le pays est dominé par de petits domaines agricoles (87% des exploitations ont moins de 10 hectares) faiblement dotés en capital technique (47% des travaux du sol sont mécanisés).

Les zones impropres à la culture sont utilisées pour l'élevage : les ovins (17 millions de moutons) et les caprins (5,3 millions de têtes).

Avec 3500 km de façade maritime, 29 ports de pêche, le Maroc possède un potentiel de pêche très important. Les produits de la pêche représentent 18% des exportations totales soit 55% des exportations agricoles.

Energies et Industries

Ce secteur occupe 19,5% de la population active et contribue pour 30,8% au PIB du pays.

L'industrie reste dominée par deux filières traditionnelles : l'agroalimentaire et le textile. Le secteur minier offre de bonnes perspectives d'avenir, le Maroc renfermant 75% des réserves mondiales de phosphate. L’Office Chérifien des Phosphates (OCP) est la première entreprise marocaine (28 000 salariés, 30% de l’ensemble des exportations du pays et plus de 3% du PIB).

Le Maroc produit également de l'argent, du plomb, du cuivre, du fluor, de l’or et du charbon. Des gisements de gaz naturel ont été découverts dans la région d'Essaouira ainsi qu'un gisement énorme de schistes bitumineux aux environs de Mekhnès.

Malgré un développement des centrales hydroélectriques, thermiques et éoliennes, le Maroc doit importer la quasi-totalité de son énergie primaire.

L'industrie se développe activement, mais reste centrée sur des secteurs traditionnels : agroalimentaire (sucre, conserveries, minoteries), chimie et parachimie, électronique et électrique, mécanique et métallurgie, textile et cuir.

Services

Les services occupent 36,5% de la population active et contribuent pour 58% au PIB du pays.

L’activité commerciale est concentrée dans les villes du Nord-ouest du pays. La redistribution des produits importés, comme celle des productions locales est concentrée sur Casablanca, compte tenu de la prééminence de son port et de ses activités localisées dans les zones industrielles proches. Concernant le commerce de détail, quelques grandes surfaces ont fait leur apparition sur le territoire marocain depuis 1997. Elles ne dépassent pas la centaine et sont toutes concentrées dans les villes.

Le tourisme constitue la première source de devises pour le pays devant les recettes de vente de phosphates et les transferts des résidents marocains à l’étranger. Pour redynamiser les activités de ce secteur qu'il a érigé en secteur économique prioritaire, le gouvernement a élaboré et mis en oeuvre une stratégie de développement, appelé "Vision 2010", qui vise à "atteindre 10 millions de touristes, attirer 8 à 9 milliards d'euros d'investissements, générer 48 milliards de recettes en devises, créer 600 000 emplois nouveaux, et porter la contribution du tourisme au PIB à environ 20% à l'horizon 2010"

Le Maroc réalise les deux tiers de ses échanges commerciaux avec les pays de l'Union Européenne, principalement la France, l'Espagne (10,4% de parts de marché), l'Italie (6,5%), les Etats-Unis (6,1%) et la Chine (5,9%).

La France est son premier fournisseur et son premier client. C'est également le premier investisseur étranger au Maroc.

Source : Ubifrance, l'essentiel d'un marché Maroc 2008-2009

Dernière mise à jour : 15/09/2009

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