Economie
Présentation générale
Pays enclavé, aux faibles ressources naturelles, 65% de son territoire est recouvert de zones semi-désertiques ou désertiques : le Mali est un des pays les plus pauvres du monde. L'activité économique se localise dans la région bordée par le fleuve Niger.
Environ 10% de la population est nomade et 70% de la main d'œuvre travaille dans le secteur primaire. Le tissu industriel est principalement tourné vers l'agro-alimentaire.
Classé parmi les pays les moins avancés (59 % de la population sous le seuil de pauvreté), le Mali est vulnérable aux chocs extérieurs : invasions acridiennes, chute des cours du coton (seconde ressource d’exportation après l’or), hausse des cours du pétrole, dépréciation du dollar par rapport à l’euro et crise ivoirienne. L’économie malienne demande à être diversifiée. L’aide publique au développement s’élevait en 2008 à 960 M$ (source OCDE).
En dépit de la crise pétrolière et alimentaire, les résultats économiques ont été globalement satisfaisants en 2008, le Mali étant finalement relativement épargné par la récession mondiale. Tirée par le dynamisme des secteurs primaire et tertiaire ainsi qu’une bonne pluviométrie, la croissance a atteint 5,1 % en 2008. Le taux d’inflation a crû sensiblement du fait de l’envolée des cours mondiaux du pétrole et des denrées alimentaires, ressortissant à 7,5 % en 2008. Du fait des bonnes perspectives de la campagne cotonnière 2009-2010 et de la pluviométrie abondante, le taux de croissance devrait s’élever à 4,5 % en 2009. Ce taux de croissance est néanmoins en deçà des objectifs nationaux du Programme de développement économique et social et du Cadre stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (7 %) et ne va pas permettre une réduction significative de la pauvreté en raison d’un taux de croissance démographique de 3,6 %.
Afin de restaurer la compétitivité de l’économie, les autorités maliennes doivent achever un certain nombre de réformes structurelles : restructuration des secteurs cotonnier (situation de la société cotonnière CMDT) et bancaire (Banque d’Habitat du Mali), réformes portant sur la gestion des finances publiques.
Source : France diplomatie > pays-zones géo
Agriculture
L'agriculture occupe 80% de la population active et contribue pour 45% au PNB du pays.
Les principales cultures vivrières sont adaptées au milieu naturel aride (mil, sorgho) ou produites dans des zones irriguées (maïs, riz et la canne à sucre). Les arachides et le coton sont cultivés pour l'exportation.
L'élevage est une part importante de l'activité agricole malienne. Il est diversifié : bovins, ovins et caprins. De plus, l'élevage de volailles connaît une rapide progression. Mais l'essentiel de la production du secteur primaire est assuré par la culture du coton.
Energies et Industries
Ce secteur occupe 7% de la population active et contribue pour 17% au PNB du pays.
Les principales ressources minières sont le phosphate, le sel, l'uranium et l'or. Elles n'ont pas toutes été prospectées. Le sel fait l'objet d'un commerce traditionnel. L'activité industrielle est peu développée et s'articule autour de l'agro-alimentaire, la construction (BTP) et l'extraction minière aurifère. Les sites d'extraction se trouvent dans la région de Kayes (mine de Sadiola, Yatela) et dans celle de Morilla.
Plus de 60% de l'électricité produite est d'origine hydraulique.
Services
Les services occupent 13% de la population active et contribuent pour 38% au PNB du pays.
Le commerce est la branche d'activité la plus dynamique au Mali. Le nombre de sociétés publiques a fortement diminué suite au programme de privatisation engagé par le gouvernement. Le secteur public n'occupe plus que 22% des effectifs salariés du pays. Ce programme de privatisation touche maintenant les aéroports, les banques et les télécommunications ce qui devrait entraîner pour les prochaines années une augmentation des investissements directs étrangers (IDE). Dans ces domaines les partenariats techniques et financiers avec des entreprises étrangères sont recherchés par les entreprises maliennes.
Comme dans la plupart des pays d'Afrique, il convient de prendre en considération l'économie informelle (on estime à 25% la part de la population active dans ce secteur). Phénomène essentiellement urbain, il est perçu comme une alternative au chômage, c'est un « secteur refuge ». On y trouve une majorité de femmes. Ces entreprises individuelles ont parfois une durée de vie de moins d'un an.
Dernière mise à jour : 15/07/2010


