Histoire
Avant J.C - Peuplement par des Indonésiens et des Africains.
XIIème siècle - Fondation de comptoirs arabes.
1500 - Découverte de Madagascar par le Portugais Diego Diaz.
1643 - Fondation de Fort Dauphin par les Français.
1883 - Occupation de Tamatave par la France.
1885 - Etablissement d'un Protectorat français.
1895 - Occupation de Tananarive par le Général Duchesne.
6 août 1896 - Annexion de Madagascar par la France.
1897 - Abolition de la royauté.
1947/48 - Insurrection indépendantiste réprimée par l'armée française.
26 juin 1960 - Proclamation de l'Indépendance. Début de la première République.
27 juin 1960 - Accords de coopération avec la France.
4 juin 1973 - Signature de nouveaux accords de coopération avec la France. Madagascar quitte la zone franc.
3 juin 1974 - Départ des dernières troupes françaises.
15 juin 1975 - Didier Ratsiraka devient Chef de l'Etat.
21 déc. 1975 - Adoption par référendum de la Charte de la Révolution Socialiste Malgache.
30 déc. 1975 - Proclamation de la République Démocratique de Madagascar.
Nov. 1982 - Réélection, pour sept ans, du président Ratsiraka.
1983 - Premières mesures de libéralisation économique.
Déc. 1986 - Libéralisation du commerce extérieur.
Mars 1989 - Réélection du président Ratsiraka.
1er mars 1990 - Institution du multipartisme.
Mai/oct. 1991 - Les "Forces Vives" s'opposent à Didier Ratsiraka.
31 oct. 1991 - Convention entre les parties en présence marquant le début de la période de "Transition".
19 août 1992 . - Adoption, par référendum, de la constitution de la Troisième République.
10 fév. 1993 - Le Professeur Albert Zafy, Chef des "Forces Vives", est élu président de la République contre Didier Ratsiraka.
17 mai 1996 - La Haute Cour constitutionnelle censure le gouvernement.
29 juillet 1996 - Résolution d'empêchement des députés contre le président Zafy.
31 janvier 1997 - Didier Ratsiraka est proclamé président de la République par la haute Cour constitutionnelle avec 50,7% contre 49,3 % à son rival M. Albert Zafy.
15 mars 1998 - Référendum constitutionnel.
17 mai 1998 - Elections législatives.
14 nov. 1999 - Elections municipales (1392 maires et 20.000 conseillers municipaux).
12 avril 2000 - Un projet de loi contre la corruption est adopté par le conseil du gouvernement.
26 juillet 2000 - Vote d'un nouveau code électoral remplaçant celui de 1992.
25 août 2000 - La loi organique créant les provinces autonomes est adoptée par l'Assemblée nationale.
3 déc. 2000 - Premières élections provinciales. Plus de 6 millions d'électeurs sont appelés à élire 336 conseillers provinciaux (45% de taux de participation général et prédominance de l'AREMA - Alliance pour la Rénovation de Madagascar - , parti présidentiel).
16 déc. 2001 - Election présidentielle. Les résultats officiels font apparaître Marc Ravalomanana, maire d'Antananarivo, en tête avec 46,21% des voix devant Didier Ratsiraka le président sortant, qui en a obtenu 40,89%. S'estimant vainqueur, M. Ravalomanana refuse que se tienne un second tour prévu le 24 février 2002. Une crise politique, avec des répercussions notables sur l'économie, secouera le pays jusqu'en juillet 2002.
29 avril 2002 - La Haute Cour constitutionnelle proclame officiellement Marc Ravalomanana président de la République, élu avec 51,46% des suffrages. Ces résultats sont contestés par M. Ratsiraka.
Juillet 2002 - Fin de la crise politique. M. Rastiraka abandonne le pouvoir et quitte Madagascar.
15 déc. 2002 - Les élections législatives anticipées confirment la légitimité du nouveau président. Le parti de M. Ravalomanana remporte 132 sièges sur 160 à l'Assemblée nationale.
31 juillet 2002 - L'Ariary redevient la monnaie malgache.
6 août 2003 - L'ancien président, M. Ratsiraka, est condamné, par contumace, à dix ans de travaux forcés par une cour criminelle ordinaire d'Antananarivo pour détournement de deniers publics.
3 décembre 2006 - Election présidentielle à Madagascar. Le chef d'Etat sortant, Marc Ravalomanana, est réélu dès le premier tour avec 54,80% des voix, devançant l'ancien président de l'Assemblée nationale, Jean Lahiniriko, qui recueille 11,68% des voix, et Roland Ratsiraka, neveu de l'ex-président Didier Ratsiraka, qui obtient 10,09% des suffrages. Le chef d'entreprise Herizo Razafimahaleo obtient quant à lui 9,05% des voix.
4 avril 2007 - Référendum constitutionnel à Madagascar : une réforme de la Constitution prévoyant notamment un renforcement des pouvoirs du Président est approuvée par 75,38% de oui contre 24,62% de non. Les électeurs étaient également appelés à se prononcer sur la suppression des six provinces au profit de 22 régions, ainsi que sur l'introduction de l'anglais comme troisième langue officielle du pays, avec le français et le malagasy.
23 septembre 2007- Elections législatives anticipées à Madagascar : près de 7,5 millions d'électeurs sur une population d'environ 18 millions d'habitants désignent 127 députés parmi 637 candidats en lice lors de ces législatives provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale le 24 juillet 2007. Le parti présidentiel TIM (J'aime Madagascar) remporte les six circonscriptions de la capitale et quatre des cinq plus grandes villes du pays, avec 46,8% à 71,1% des suffrages selon les circonscriptions.
Janvier-février 2009 - Crise politique à Madagascar : le 26 janvier, un manifestant, partisan du maire d'Antananarivo Andry Rajoelina, est tué lors d'affrontements devant la télévision privée du président malgache. Des émeutes avaient éclaté à Antananarivo à la suite d'un rassemblement à l'appel du maire de la capitale pour protester contre la fermeture de sa station de radio privée par le président Marc Ravalomanana, en décembre 2008. Le 28, émeutes et pillages s'ensuivent, faisant une quarantaine de morts. Le 1er février, Andry Rajoelina annonce le dépôt d'une procédure de destitution du Président. Le 3, il est destitué de ses fonctions par le ministère de l'intérieur qui nomme un administrateur provisoire. Refusant sa destitution, il prend la tête, devant quelque 20 000 partisans, d'une "Haute autorité de transition". Le 7, une manifestation de ses partisans est réprimée par la garde présidentielle, qui fait au moins 30 morts et 200 blessés. Le 9, le ministre de l'intérieur et la ministre de la défense, Cécile Manorohanta, démissionnent, cette dernière est remplacée par le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo. Le 11, nouvelle journée "ville morte" à l'appel du maire d'Antananarivo.
18 Mars 2009 - Prise du pouvoir à Madagascar par le maire destitué d’Antananrivo, Andry Rajoelina : le conflit entre le Président, Marc Ravalomana, et le maire de la capitale, déclenché en décembre 2008, se solde par le départ du Président, lâché par l’armée. Le 8 mars, des soldats déclenchent une mutinerie pour protester contre la répression des manifestations en faveur d’A. Rajoelina. Le 11, un nouveau chef d’état-major est nommé pour remplacer celui nommé quelques semaines auparavant, tandis que les forces de sécurité réclament une solution politique à la crise. Privé du soutien de l’armée, le Président annonce sa démission le 17, transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les transmet aussitôt au chef de l’opposition. Le 18, la Haute cour constitutionnelle légalise l’accession à la présidence d’A. Rajoelina. Celui-ci dissout l’Assemblée nationale et le Sénat et confie le 19 les attributions de ces institutions à la "Haute autorité pour la transition" et au "Conseil pour le redressement économique et social". La communauté internationale et notamment l’Union africaine dénoncent ce qu’elles considèrent comme un coup d’Etat.
30 mars 2009 - Exclusion de Madagascar de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). Tandis que des partisans de l’ancien Président Marc Ravalomanana, continuent à manifester pour son retour au pouvoir, après qu’il en ait été évincé le 18 mars par le maire d’Antananrivo, Andry Rajoelina, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) décide, lors d'un sommet au Swaziland, l’exclusion de Madagascar jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel dans ce pays et exige également le retour du président déchu. Elle appelle également la communauté internationale à ne pas reconnaître l’accession au pouvoir d’Andy Rajoelina. L'Union Africaine avait déjà suspendu Madagascar pour le même motif le 20 mars.
21 juin 2009 – Sommet extraordinaire de la Communauté de développement d’Afrique australe sur la crise à Madagascar, à Johannesburg (Afrique du Sud) : au terme du sommet qui réunit cinq chefs d'Etat sur les quinze pays membres de la SADC, il est décidé de promouvoir le dialogue entre le nouveau chef de l’Etat, Andry Rajoelina, et le camp du président Marc Ravalomanana contraint de quitter le pouvoir le 17 mars 2009. La SADC nomme par ailleurs l'ex-président mozambicain Joaquim Chissano à la tête d'une délégation chargée de coordonner la médiation entre les parties.
9 août 2009 - Accord de partage du pouvoir à Madagascar, signé à Maputo au Mozambique : le nouveau chef de l’Etat, Andry Rajoelina, et le président déchu, Marc Ravalomanana, trouvent un accord qui instaure une période de transition qui n'excédera pas 15 mois et aboutira à des élections sous observation internationale, d’ici la fin 2010. Le gouvernement de consensus comprendra un Premier ministre, trois vice-Premiers ministres et 28 ministres. L’accord prévoit en outre la grâce de l’ex-président Ravalomanana, condamné à quatre ans de prison pour abus de pouvoir à propos de l'achat d'un avion de 60 millions de dollars pour ses déplacements. Le 25 août, des négociations débutent à Maputo sur la répartition des postes au sein des autorités de transition chargées d'organiser les élections. Le sommet prend fin sans que les quatre dirigeants malgaches trouvent un accord sur les nominations délicates du Président de la transition et du Premier ministre.
Septembre 2009 - Impasse politique à Madagascar : alors qu’un accord sur le partage du pouvoir a été signé le 9 août 2009 entre le chef de l’Etat, Andry Rajoelina, et le président déchu, Marc Ravalomanana, l’opposition accuse Andry Rajoelina de ne pas respecter son engagement de désigner les responsables devant organiser des élections générales dans un délai n’excédant pas quinze mois. Ce dernier s'est maintenu à son poste et a reconduit le Premier ministre, Roindefo Monja, qui a annoncé la création d'un gouvernement, rejeté par l'opposition et la médiation internationale. Des troubles éclatent dans la banlieue d’Antanarivo tandis que les partisans de l'opposition se voient interdire de manifester dans le centre de la capitale.
Octobre 2009 - Processus de sortie de crise à Madagascar : le 6 octobre, les partis politiques parviennent à un accord de répartition des principaux postes du futur gouvernement de transition, dans la foulée des accords de sortie de crise signés à Maputo (Mozambique), le 9 août. Au terme de cet accord, le dirigeant autoproclamé Andry Rajoelina se voit confier la présidence de la transition et Eugène Mangalaza, proche de Didier Ratsiraka, ex-chef d’Etat, est désigné comme Premier ministre en remplacement de Monja Roindefo. Le Président évincé, Marc Ravalomanana, rejette cet arrangement, contestant entre autre la possibilité pour Andry Rajoelina de se présenter à l'élection présidentielle prévue d'ici fin 2010. Les quatre principaux dirigeants politiques, Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et les deux ex-chefs d'Etat Didier Ratsiraka et Albert Zafy, acceptent de se rencontrer une nouvelle fois lors d’un sommet inter-malgache pour lever les obstacles au processus de sortie de crise.
3-7 novembre 2009 - Sommet inter-malgache à Addis-Abeba (Ethiopie) : les principaux dirigeants politiques malgaches, l’actuel Président Andry Rajoelina, le Président déchu Marc Ravalomanana, et les anciens Présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy, signent un accord sur le partage du pouvoir pendant la transition qui doit conduire à des élections fin 2010. Andry Rajoelina est confirmé comme Président de la transition et les deux co-présidences reviennent aux mouvances de Marc Ravalomanana et Albert Zafy. La mouvance de Didier Ratsiraka conserve le poste de Premier ministre. Cet accord complète l’accord de partage du pouvoir signé le 9 août 2009 sous l'égide de la médiation internationale.
15 janvier 2010 - Négociations internationales sur la crise malgache : après que les membres du groupe international de contact (GIC) ont appelé au cours d’un sommet, les 6 et 7 janvier 2010, à Addis-Abeba (Ethiopie), les forces politiques de Madagascar à s'entendre sur la tenue rapide d'élections, un sommet régional africain sur la crise à Madagascar et la situation au Zimbabwe, se tient à Maputo (Mozambique). Le 18 décembre, l'actuel chef de l’Etat, Andry Rajoelina, avait annulé la nomination d'Eugène Mangalaza comme Premier ministre de consensus, alors que les quatre parties malgaches s'étaient mises d'accord sur son nom en octobre 2009, dans le cadre d'un accord de partage temporaire du pouvoir.
Source : la Documentation française > chronologie internationale
Dernière mise à jour : 29/04/2010


