Le taux d'emploi italien a augmenté de plus de 5 % au cours des dix dernières années, atteignant 58,7 % en 2007. Cette hausse est attribuable à l'augmentation de l'activité dans les régions du centre et du nord, ainsi qu'à la réduction générale du chômage dans l'ensemble du pays (6,1% fin 2007, le taux le plus bas depuis 1993).
Toutefois, les taux d'emploi restent globalement inférieurs à la moyenne de l'UE et ils sont particulièrement bas chez les femmes (46,3 % en 2006) et les personnes âgées de 55 à 64 ans (32,5 % en 2006).
L'Italie connaît les disparités régionales les plus importantes de l'UE. Les niveaux d'emploi et d'activité stagnent dans le sud, particulièrement chez les femmes et les travailleurs âgés, et s'accompagnent de taux plus élevés de travail non déclaré. En 2007, la moitié des demandeurs d'emploi se concentrait dans le Sud du pays (759.000 personnes) alors qu'au Nord ils représentaient 404.000 personnes et 238.000 au Centre.
Six régions du Centre et du Nord (Lombardie, Piémont, Vénétie, Emilie-Romagne, Marches et Toscane) regroupent les principaux foyers de croissance industrielle du pays. Quatre sont très actives dans les services marchands (Lombardie pour les services financiers, Toscane et Latium pour le tourisme, Ligurie pour les activités portuaires).
Dernière mise à jour : 23/09/2008
Il est difficile de conseiller ou non certaines secteurs d'activité. Cependant les lignes directives suivantes apparaissent :
L'enseignement, l'informatique, le commerce et le secrétariat sont les principaux secteurs d'emploi. Les ingénieurs, techniciens, contrôleurs de gestion, comptables, assistants à la clientèle, opérateurs call-center (en français), professionnels du tourisme et de la grande distribution sont recherchés. La maîtrise de l'italien s'avère indispensable dans la plupart de ces professions.
Les secteurs de la culture et les formations trop généralistes (lettres, droit, communication si l'italien n'est pas parfait) offrent assez peu de débouchés. Il faut offrir des compétences bien précises et une très bonne connaissance de la langue.
Les citoyens de l'Union Européenne exerçant une profession libérale dans leur pays doivent s'adresser aux ordres professionnels italiens pour connaître les modalités leur permettant d'accéder à leur profession en Italie. Pour certaines professions réglementées, une reconnaissance professionnelle est nécessaire préalablement à l'exercice de la profession en Italie. La reconnaissance professionnelle consiste à reconnaître un diplôme délivré dans un état de l'Union Européenne, dans le but de permettre à son titulaire d'exercer sa profession dans un autre état membre.
Quelques exemples des professions réglementées en Italie :
La liste de ces professions est consultable sur le site Internet du centre d'information sur la mobilité et les équivalences académiques (CIMEA), qui est le bureau Italie du réseau européen ENIC-NARIC d'informations sur la reconnaissance des dîplômes et la législation relative à l'enseignement supérieur :
www.cimea.it/ > rubrique riconoscimento > riconoscimento delle professioni estere > domande frequenti > 3)Pour en savoir plus sur la reconnaissance des diplômes français en Italie (site de l'ambassade de France en Italie > langue et éducation > accueil > scolarité > reconnaissance des diplômes : www.ambafrance-it.org/spip.php
Dernière mise à jour : 23/09/2008
L'article 36 de la Constitution italienne dispose que tout travailleur a droit à une rémunération proportionnée à la quantité et à la qualité de son travail. La loi ne fixe pas de salaire minimum garanti à tous les travailleurs, mais la pratique veut que la fixation du revenu économique minimum se base sur des conventions collectives de travail nationales (CCNL), qui s'appliquent dès lors également aux travailleurs qui ne sont membres d'aucun syndicat signataire.
La somme de tous les éléments qui composent le salaire correspond à la rémunération brute, de laquelle sont déduites les cotisations à la charge du travailleur.
Les cotisations sociales sont obligatoires, conformément à la loi, et sont calculées en pourcentage sur la rémunération : une partie est à la charge de l'entreprise et l'autre est assumée par le travailleur. La rémunération se compose de tout ce que le travailleur perçoit, en argent ou en nature, avant déduction des diverses retenues. Toutefois, certains éléments sont exclus de la rémunération et ne sont pas soumis aux contributions, par exemple : les allocations familiales, les sommes dépensées pour les bourses d'étude, les crèches et les colonies en faveur des membres de la famille des salariés. Les cotisations doivent être versées et déclarées chaque mois par l'entreprise à l'INPS.
Après déduction des cotisations, il reste la rémunération imposable, de laquelle sont déduites les retenues fiscales. Le résultat final est la rémunération nette.
La rémunération se compose de différents éléments, certains fixes et d'autres variables.
Les éléments fixes sont:
Les éléments variables sont:
Le paiement du salaire a obligatoirement lieu par la remise du bordereau de salaire. La fiche de salaire doit indiquer l'identité et la qualification professionnelle du travailleur, la période à laquelle se réfère la rémunération, les allocations familiales et tous les autres éléments qui composent la rémunération ainsi que toutes les retenues. Le lieu de paiement est généralement le lieu où est effectuée la prestation et l'employeur doit régler le montant du salaire par chèque ou virement sur un compte bancaire ou postal.
(Source : EURES Rubrique " vivre et travailler ")
Exemples de salaires mensuels pour des emplois le plus couramment occupés par des Français :
Ces salaires sont nets d'impôt.
Pour en savoir plus sur la rémunération, vous pouvez consulter les sites Internet suivants :
Dernière mise à jour : 23/09/2008.