Constitution et gouvernement
L'Indonésie est une république mise en place par la constitution du 18 août 1945.
A la suite de la chute du régime autoritaire de Suharto, l’Indonésie a entamé une politique de démocratisation de la société. Les amendements apportés à la constitution indonésienne, le 10 août 2002, ont institué de profonds changements. Notamment l’élection du Président au suffrage universel direct (il était autrefois élu par l’Assemblée consultative du peuple), le bicaméralisme du Parlement et la réforme de l’outil militaire.
Le Président, à la fois chef de l’Etat et du gouvernement est élu pour 5 ans. Il a un pouvoir étendu et peut gouverner par décret en cas d’urgence. L’Assemblée consultative du peuple, qui approuve les lois, est composée de la Chambre des représentants et de la Chambre des représentants régionaux. Les 550 membres de la Chambre des représentants sont élus pour 5 ans au suffrage universel. Depuis 2002, elle ne comprend plus de représentants de l’armée.
L'archipel indonésien est administrativement constitué de 26 provinces.
L'hétérogénéité géographique et humaine de l'Indonésie (17 000 îles, 360 groupes ethniques, 250 langues régionales) a conduit les pères de l'indépendance à adopter la devise "l'unité dans la diversité". Le pouvoir autoritaire de Suharto a gelé pour 32 ans les velléités de contestations régionales. La fin de l'"Ordre Nouveau" de Suharto, en mai 1998, a réveillé les revendications identitaires ainsi que les rivalités inter-ethniques et inter-confessionnelles, avivées par les conséquences de la crise asiatique qui a ébranlée l'économie de l'archipel.
Les conflits régionaux actuels trouvent leur origine dans un mélange complexe de facteurs humains et démographiques, historiques (rôle de la colonisation hollandaise, effets de la politique de transmigration destinée à désengorger les îles surpeuplées telles que Java et Madura), religieux (opposition entre musulmans et chrétiens, par exemple aux Moluques et à Sulawesi), ethniques (par exemple entre les Dayakset les Madurais au Kalimatan) et politiques. Le poids des facteurs économiques est également important, parfois plus que l'affirmation des particularismes ethniques ou religieux. Si le conflit irrédentiste d’Aceh s’est achevé par un traité de paix signé entre le gouvernement indonésien et les séparatistes du GAM en août 2005, la tension demeure à Irian Jaya (Papouasie occidentale).
La lutte contre le terrorisme islamiste est une priorité du gouvernement indonésien actuel, mais la menace est toujours présente.
Dernière mise à jour : 05/05/2010


