Histoire
2000 av. J.C. - Civilisation minoenne en Crète.
1600-1200 av. J.C. - Civilisation mycénienne dans le Péloponnèse, la Béotie, l'Attique et la Crète.
8ème siècle av. J.C. - Début de la colonisation grecque autour de la Méditerranée et de la mer Noire.
8ème-6ème siècles av. J.C. - Apparition des cités-Etats (polis) dont les principales sont Athènes, Sparte et Thèbes.
776 av. J.C. - Date traditionnelle des premiers jeux olympiques.
5ème siècle av. J.C. - Guerres médiques contre l'Empire perse.
336-323 av. J.C. - Règne d'Alexandre le Grand qui conquiert un immense empire englobant l'Egypte, le Moyen-Orient et la Perse.
146 av. J.C. - La Grèce devient une province romaine.
395 - Partage de l'Empire romain - la Grèce est intégrée à l'Empire romain d'Orient (Constantinople).
5ème-8ème siècles - Le territoire grec subit de nombreuses invasions (Slaves, Avars, Arabes, Normands).
1204 - La quatrième croisade est détournée vers Constantinople ; l'empire byzantin se désagrège sous les attaques franques.
1453 - Prise de Constantinople par les Turcs.
1460 - L'ensemble de la Grèce, à l'exception des îles Ioniennes, Rhodes, Chypre et la Crète est sous le contrôle de l'Empire ottoman.
25 mars 1821 - Soulèvement national qui marque le début de l'indépendance grecque.
14 septembre 1829 - Le Traité d'Andrinople accorde à la Grèce son indépendance.
1832 - Une partie de la Grèce devient un royaume indépendant dirigé par Othon 1er, soutenu par les Européens ; le reste est sous contrôle ottoman.
1912-1913 - Expansion grecque lors des Guerres balkaniques.
1917 - La Grèce fait son entrée dans la guerre aux côtés de la Triple-Entente.
1923 - Echange de populations entre la Grèce et la Turquie. La Grèce perd ses acquisitions.
1941 - Occupation du territoire grec par les troupes allemandes, italiennes et bulgares.
1946-1949 - Guerre civile qui oppose le gouvernement grec aux partisans communistes.
16 août 1960 - Indépendance de Chypre.
21 avril 1967 - Coup d'état militaire et dictature des colonels.
1973 : Abolition de la monarchie et proclamation de la République.
1974 - Fin du régime dictatorial et rétablissement de la Constitution. Celle-ci fut révisée le 8 mars 1975 et votée le 11 juin 1975.
1974-1975 - Premier Président de la République, M. Michel Stassinopoulos.
1975-1980 - M. Constantin Tsatsos, Président de la République.
1980-1985 - M. Constantin Caramanlis, Président de la République.
1er janvier 1981 - Admission de la Grèce dans la Communauté Economique Européenne (CEE).
Octobre 1981 - Victoire du PASOK lors des élections législatives ; Andréas Papandreou devient le premier chef de gouvernement socialiste.
1985-1990 - M. Sartzetakis, Président de la République.
2 juin 1985 - Elections législatives anticipées qui confirment la suprématie du PASOK (parti socialiste).
18 juin 1989 - Elections législatives ; le PASOK perd la majorité absolue.
5 novembre 1989 - Nouvelles élections législatives ; le PASOK regagne des voix.
8 avril 1990 - Victoire du parti conservateur dite "Nouvelle démocratie" de M. Mitsotakis aux élections législatives.
1990-1995 - M. Caramanlis accède de nouveau au poste de Président de la République.
12 octobre 1993 - Nouvelle victoire du PASOK lors des élections législatives anticipées ; M. Papandréou revient au pouvoir et remplace M. Mitsotakis au poste de Premier Ministre.
Mars 1995 - M. Costis Stephanopoulos élu Président de la République.
18 janvier 1996 - Election de M. Costas Simitis au poste de Premier ministre.
23 juin 1996 - Décès de M. Andréas Papandréou.
15 septembre 1996 - L'Ecole française d'Archéologie à Athènes fête ses 150 ans.
Mars 1998 - Le gouvernement grec lance un plan d'austérité et fait entrer la drachme dans le SME.
8 février 2000 - M. Costis Stephanopoulos est réélu Président de la République.
9 avril 2000 - Elections législatives anticipées remportées par le PASOK
43,8 % des voix contre 42,7 % pour l'opposition).
1er janvier 2001 - La Grèce adhère à l'Union Economique et Monétaire.
Entrée dans la zone euro.
15 octobre 2001 - Costas Simitis est réélu à la présidence du PASOK avec 71,6 % des voix.
1er janvier 2003 - La Grèce assure la présidence de l'Union européenne (jusqu'au 30 juin 2003).
8 février 2004 - Election de Georges Papandréou à la tête du Parti socialiste grec
7 mars 2004 - Elections législatives : les conservateurs de la Nouvelle Démocratie remportent les élections avec 45,4% des voix contre 40,6% au PASOK (Parti socialiste) au pouvoir depuis 11 ans. Le 9 mars, Costas Caramanlis, chef de la Nouvelle Démocratie, forme le gouvernement qui devra gérer, à la fois, l'organisation des Jeux olympiques et la question chypriote
5 mai 2004 - Attentats en Grèce : à 100 jours de l'ouverture des Jeux Olympiques, trois bombes explosent devant un commissariat dans le quartier très peuplé de Kalithea à Athènes, sans faire de victime. L'enquête s'oriente vers les mouvements d'extrême gauche
13 juin 2004 - Elections européennes en Grèce : la Nouvelle démocratie (droite) au pouvoir depuis mars 2004 remporte les élections avec 43,03% des voix soit onze sièges sur 24, contre 34,01% pour le Parti socialiste (PASOK), soit huit sièges. Après 20 ans d'absence, l'extrême-droite réapparaît et obtient un siège au Parlement européen
8 février 2005- Election présidentielle : Candidat unique, le socialiste Carolos Papoulias, est élu président de la République par le Parlement au premier tour de scrutin avec 279 voix sur 26
19 avril 2005 - Ratification du traité constitutionnel européen par la Grèce
Août-septembre 2007 - Incendies meurtriers en Grèce (66 morts, quelque 200 000 hectares ravagés)
16 septembre 2007 - Elections législatives anticipées : la Nouvelle Démocratie (ND, centre droit) du Premier ministre Costas Caramanlis remporte les élections avec une courte majorité au Parlement de 152 sièges sur 300 (contre 165 en 2004), dans un contexte de mécontentement populaire dû, entre autres, à la mauvaise gestion des incendies de l'été. Avec 3,8% des voix et 10 députés, le parti d'extrême droite Laos fait son entrée au Parlement
Décembre 2008 - Violences en Grèce : une vague d'émeutes déferle sur les principales villes grecques, dont Athènes et Salonique, après la mort d'un garçon de quinze ans, Alexandre Grigoropoulos, tué par un policier le 6 décembre 2008. Ces affrontements violents mobilisent une partie importante de la jeunesse du pays et ne condamnent pas seulement une bavure policière, mais un système politique et social corrompu, déstabilisé par la crise économique. L'opposition réclame la démission du gouvernement. Depuis le début des manifestations plusieurs universités et lycées sont occupés et le 10 décembre, une grève générale de 24 heures est émaillée de nouvelles violences
4 octobre 2009 - Élections législatives anticipées : le parti socialiste (Pasok) de Georges Papandréou remporte les élections avec 43,9% des voix et 160 députés sur 300, ce qui lui donne la majorité absolue au Parlement. La Nouvelle Démocratie (ND, centre droit), parti du Premier ministre, Costas Caramanlis, au pouvoir depuis cinq ans, n'obtient que 33,5% des voix soit 93 sièges, score le plus bas depuis sa création en 1974. Au vu des résultats, ce dernier annonce sa démission du poste de leader de la Nouvelle Démocratie. C’est à sa demande que des élections anticipées avaient été convoquées à mi-mandat, afin de pouvoir mener une politique d'austérité contre la crise. Quant à Georges Papandréou, il avait axé sa campagne électorale sur le soutien aux bas revenus, la relance économique et la lutte contre la corruption. Le nouveau gouvernement dirigé par Georges Papandréou, qui prend en charge le portefeuille des affaires étrangères, est investi le 6 octobre 2009
14 décembre 2009 - Annonce d'un plan de rigueur pour sauver la Grèce de la faillite : le premier ministre socialiste, Georges Papandréou, met en place un plan draconien pour assainir les finances publiques, éviter la banqueroute et préserver la "souveraineté" du pays, le poids de sa dette pouvant atteindre 125% de son PIB en 2010. Son plan de réformes prévoit notamment une réduction de 10% des dépenses de santé, une taxation à 90% des bonus bancaires, un gel des salaires de base supérieurs à 2 000 euros dans la fonction publique.
25 janvier 2010 - La Grèce lance un emprunt de 8 milliards d'euros pour sortir de la crise budgétaire
5 mars 2010 - Adoption du troisième plan d’austérité grec : voté en urgence par le Parlement, il vise à faire économiser 4,8 milliards d’euros au budget de l'Etat. Ces nouvelles mesures d’austérité prévoient le gel des pensions des fonctionnaires, une réduction de 30% des primes de vacances dans le secteur public et une augmentation des taxes sur les ventes, le tabac et l'alcool. Le 11 mars, les syndicats déclenchent une grève générale qui paralyse les hôpitaux, les écoles, les transports en commun et les aéroports, afin de protester contre "les injustices sociales et les mesures unilatérales du nouveau plan anti-social du gouvernement"
2 mai 2010 - Adoption du plan d’aide à la Grèce par les ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) et par le Fonds monétaire international : moyennant la mise en œuvre d'un plan d'austérité, la Grèce va pouvoir bénéficier d'un prêt de 110 milliards d’euros sur trois ans, dont 80 milliards à un taux d’intérêt de 5% par an à charge de l’Union européenne, le reste devant être prêté par le FMI. La Grèce devrait percevoir 45 milliards en 2010, alors que sa dette s'élève au total à 300 milliards d’euros. Pour sauver le pays de la faillite, Athènes devra réduire ses dépenses et ramener son déficit public de 13,6% en 2009 à 2,6% en 2014. Les salaires, les prestations sociales et les retraites devront être réduits afin de rééquilibrer les finances publiques. Le plan prévoit le gel des salaires des fonctionnaires jusqu'en 2014, ainsi que la suppression des 13 et 14èmes mois. Par ailleurs, la TVA passe de 21 à 23%. Bien que la Grèce soit le pays de l'OTAN qui dépense proportionnellement le plus pour son armée, le budget militaire du pays n'est pas touché par ce plan d'austérité. Le 5 mai, trois personnes trouvent la mort dans l'incendie d'une banque, déclenché par des cocktails Molotov, lors des violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Athènes, qui ont marqué les journées de grève générale contre les restrictions économiques. Le 9 mai 2010, le FMI donne son accord à un prêt d'urgence de 30 milliards d'euros sur trois ans dont 5,5 milliards disponibles immédiatement
7 juillet 2010 - Réforme des retraites en Grèce : elle reporte l'âge du départ à la retraite de 60 ans actuellement à 65 ans d'ici décembre 2013, et réduit les possibilités de départ anticipé. La durée de cotisations, passe de 35-37 ans aujourd'hui à 40 ans en 2015. En outre, elle prévoit une réduction du montant des pensions.
14 novembre 2010 - Elections locales : le parti socialiste (PASOK) de Georges Papandréou, actuellement au pouvoir, remporte les élections locales, marquées par un taux d'abstention record de plus de 50%. Il enlève huit des treize régions du pays dont Athènes qui, pour la première fois en 24 ans, passe à gauche, alors que Le Pirée, troisième ville du pays, bascule à droite
Source : la documentation française
Dernière mise à jour : 01/12/2010


