Constitution et gouvernement
Depuis l'adoption de la constitution du 11 juin 1975 -révisée le 6 mars 1986 puis le 6 avril 2001- la Grèce est une république unitaire. Le régime est de type parlementaire monocaméral. C'est une démocratie pluraliste.
Pouvoir exécutif
Le mandat du Président de la République est de 5 ans, renouvelable une fois. Il est élu par les députés. Il nomme le Premier ministre désigné par la majorité parlementaire. Il ne dispose que d'un pouvoir d'arbitrage.
Le pouvoir est détenu par le Premier ministre, qui préside le Conseil des ministres et dirige son action.
Pouvoir législatif
Le pouvoir législatif relève du Parlement. La Chambre des députés (Vouli) compte trois cents membres dont 288 élus pour quatre ans au suffrage universel direct et 12 députés d'Etat désignés par les partis, au prorata des résultats électoraux.
Le vote est obligatoire, sous peine d'amende et de retrait de passeport.
Partis politiques
Traditionnellement dominée par deux partis (à gauche, le PASOK, à droite, la Nouvelle Démocratie), la vie politique grecque se caractérise, depuis le rétablissement de la démocratie en 1974, par une grande stabilité intérieure. Les résultats des deux dernières élections (européennes de juin et législatives d’octobre 2009) ont confirmé la bipolarisation de la vie politique grecque.
Le PASOK, mouvement socialiste pan-hellénique, a remporté une nette victoire aux élections législatives du 4 octobre dernier avec 43,8 % des voix et une majorité de 160 sièges sur 300 au Parlement. La Nouvelle Démocratie, au pouvoir depuis 2004, fragilisée par un contexte politique dégradé, un climat social tendu et une situation sécuritaire pesante, a enregistré son plus mauvais score historique, avec 33,8 % des voix. Le parti d’extrême droite LAOS a réussi à canaliser une partie des déçus de droite et est ainsi devenu la quatrième force politique du pays avec 5,6 % des voix, derrière le parti communiste (KKE) qui est resté stable avec 7,5% des suffrages. La coalition de la gauche alternative, Syriza, a reculé légèrement avec 4,6% des voix.
Georges Papandreou prend le pouvoir au moment où le pays traverse une importante crise économique et où ses finances publiques sont dégradées. Dès son discours d’investiture, le nouveau Premier ministre a présenté les principaux chantiers qu’il entend lancer dans les meilleurs délais :
réduction du déficit : la priorité va à la réduction du déficit public. Faisant état de la baisse importante des recettes (50 milliards au lieu de 65 milliards), de l’augmentation sensible des dépenses (de 75 milliards à 80 d’ici la fin de l’année) mais également d’une dette qui pourrait atteindre les 300 milliards à la fin de l’année, le Premier ministre a mis l’accent sur l’effort qui doit être fait pour assainir cette situation. Le ministre des Finances a, de son côté, également préconisé une politique d’assainissement en vue de réduire le déficit public qui pourrait finalement atteindre les 30 milliards d’euros d’ici la fin de l’année. L’objectif principal qui sera présenté par le gouvernement dans son projet de budget 2010 est donc de ramener le déficit à 9,1% du PIB en 2010 (contre 12,7% du PIB actuellement). Dans ce cadre, l’accent a été mis sur la lutte contre la corruption, la fraude fiscale et le gaspillage, ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle ;
nouvelle fiscalité : le Premier ministre a annoncé le dépôt d’un projet de loi fondé sur une nouvelle grille fiscale indexée sur l’inflation pour tous les revenus provenant du travail ou des dividendes, une imposition progressive des richesses immobilières, l’imposition des biens de l’église et de ses activités entrepreunariales ainsi que des biens immobiliers des sociétés off shore ;
priorité donnée au développement vert : le Premier ministre a annoncé que le nouveau moteur de croissance reposera sur la ’’croissance verte’’. Un des objectifs de son gouvernement et du ministère de l’Environnement, qui vient d’être créé, est le dépôt au Parlement d’un plan énergétique national (prévoyant de parvenir à ce que 20% de l’énergie proviennent de sources renouvelables d’ici 2020) ;
réformes de l’Etat avec l’annonce d’une nouvelle loi électorale qui réduirait le nombre des circonscriptions électorales et permettrait de réduire les dépenses électorales. Georges Papandreou s’est, par ailleurs, engagé à moderniser le secteur public en mettant en avant la transparence et l’intérêt du citoyen. Il entend lutter activement contre la corruption ;
renforcement de l’éducation : le Premier ministre a confirmé sa promesse pré-électorale d’augmenter la part du PIB consacrée à l’éducation qui passera à 5% dans la période du mandat ;
transparence et réduction dans les dépenses de défense : après avoir indiqué que la Grèce souhaite participer activement à la formation de la Politique européenne de Sécurité et de Défense et aux actions relatives à la recherche et au développement, le Ministre de la Défense a insisté sur la nécessité pour la Grèce, en cette période de crise, de rationaliser ses dépenses de défense.
Source : France diplomatie > pays-zone géo > Grèce
Pouvoir local
La Grèce est divisée en 13 régions administratives subdivisées en 52 départements (nomes) eux-mêmes partagés en 147 arrondissements (éparchies), regroupant des dèmes (communes urbaines de plus de 10 000 habitants) et des communes.
Dernière mise à jour : 01/12/2010


