Enseignement supérieur
Les universités sont actuellement au nombre de 16, réparties sur tout le territoire finlandais. Parmi elles, 10 sont des universités multidisciplinaires, 3 des universités artistiques, 2 des universités de technologie, et 1 université de sciences économiques. Il convient d’y ajouter l’École supérieure de la défense nationale (Maanpuolustuskorkeakoulu, Försvarshögskolan), rattachée au ministère de la défense.
L’accès à l’université est principalement ouvert aux titulaires du baccalauréat finlandais (ylioppilastutkinto, studentexamen), notamment parce qu’il suppose la réussite à un examen d’entrée (pääsykoe, inträdesprov) qui n’est accessible qu’en finnois et suédois (à quelques exceptions près, comme les formations en langue étrangère par exemple). Le nombre d’étudiants est encadré au niveau national par un numerus clausus fixé par chaque établissement sur la base d’une recommandation du ministère de l’éducation. L’accès est aussi possible, après examen, aux titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires professionnelles sanctionnant au moins trois années d’étude. La procédure de candidature à l’université est désormais unique et nationale, les lycéens émettant des vœux quant à l’université et à la discipline choisies.
Le français est enseigné en majeure dans les universités d’Helsinki, Turku (universités finnophones et suédophones), Jyväskylä et Tampere. Les sections de français sont intégrées dans des départements plus vastes dédiés à l’étude des langues romanes ou modernes. On compte près de 150 nouveaux inscrits en majeure chaque année, pour environ 750 étudiants ayant le français en majeure, tous cycles confondus. Chaque université accepte de surcroît annuellement entre 6 et 15 étudiants de français en mineure.
Les universités finlandaises délivrent des diplômes de premier, deuxième et troisième cycles, côtés en crédits ECTS (European Credit Transfer System) appelés points (opintopiste, studiepoäng) et conformes au schéma européen (processus de Bologne). Le premier cycle conduit à l’obtention de la licence (kandidaattitutkinto, kandidatexamen), le deuxième au master (maisteritutkinto, magisterexamen). Le troisième cycle, qui conduit au doctorat (tohtoritutkinto, doktorsexamen), pour lequel les universités disposent du monopole de délivrance, comporte un niveau intermédiaire inconnu en France et dont le nom (lisensiaattitutkinto, licentiatexamen) prête souvent à confusion pour les Français. Ce diplôme est généralement obtenu un ou deux ans après le master.
L’une des caractéristiques du système finlandais est sa très grande flexibilité et le caractère progressif des études. Les étudiants s’inscrivent dans la filière qui correspond à leur majeure et la souplesse de construction des parcours intégrant les mineures ne les oblige pas à se déterminer sur la spécialité du master visé. C’est la combinaison de la majeure et des mineures tout au long des cinq ans du cycle licence-master qui, progressivement, conduit à la spécialisation de l’étudiant. Il en résulte que le niveau licence est en fait rarement un niveau de sortie. L’examen d’entrée à l’université vaut d’ailleurs automatiquement pour les deux cycles (même s’il existe une procédure de sélection pour une entrée au niveau licence).
Pour en savoir plus, une fiche très détaillée sur l'enseignement supérieur en Finlande est disponible sur le site de France diplomatie > pays-zones géo
- Study in Finland ( www.studyinfinland.fi/ )
- www.infopankki.fi/
Dernière mise à jour : 17/12/2010


