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Economie

Présentation générale


La situation économique et financière des Emirats est positive. Les EAU ont connu une croissance économique exceptionnelle au cours des dernières années, proche de 10% par an. Ils constituent désormais la troisième économie du Moyen-Orient, derrière l'Arabie saoudite et l'Iran et sont le pays du CCEAG le plus avancé dans le processus de diversification de leur économie.

Les services (commerce international, tourisme, activités financières) représentent environ 40% du PIB. Neuf millions de touristes se sont rendus aux Emirats arabes unis en 2007, dont sept millions à Doubaï. La contribution du secteur des hydrocarbures (pétrole et gaz) au PIB a été ramenée aux alentours de 31% contre 45% à la fin des années 1980 et 70% au milieu des années 1970.

Doubaï enfin revendique la place de première plate-forme portuaire et aéroportuaire régionale (neuvième port à conteneur du monde, agrandissement en cours de l'actuel aéroport, au 22ème rang mondial avec 18,5 millions de passagers au premier semestre 2008, construction d'un nouvel aéroport, destiné à être le premier aéroport mondial avec une capacité de 120 millions de passagers par an, croissance rapide de la compagnie Emirates) et de principale destination touristique du Golfe (le tourisme représente 30% du PIB de l'émirat). L'émirat est aujourd'hui le troisième centre de réexportations de la planète derrière Hong-Kong et Singapour. Dans ce contexte, et fort des succès passés, Doubaï continue de lancer des projets ambitieux qui comportent pourtant d'importants risques financiers.

L'émirat d'Abou Dabi semble désormais s'inspirer de la stratégie suivie par Doubaï afin de diversifier à son tour son économie et développe ses capacités aéroportuaires, industrielles, touristiques (notamment, dans ce dernier domaine, en promouvant d'ambitieux projets culturels, à l'exemple du futur complexe culturel de l'île de Saadiyat).

Les réserves en devises de la Banque centrale ont fortement progressé au cours des derniers mois, passant de 27,617 milliards $ en décembre 2006 à 48,564 milliards $ en septembre 2007. Dans un contexte de surchauffe économique, les Emirats sont toutefois confrontés à des pressions inflationnistes, la hausse annuelle des prix étant passée d'environ 3% au début des années 2000 à au moins 11% en 2007, pour une large part du fait de la forte augmentation des prix de l'immobilier (hausse des loyers de l'ordre de 35% en 2005, ces derniers représentant plus d'un tiers de l'indice des prix). Comme les autres marchés financiers de la région, la bourse de Doubaï (DIFX) a subi une importante correction liée à la crise financière tandis que les prix de l'immobilier voyaient leur progression ralentir en 2008. La situation budgétaire des Emirats se caractérise par des excédents importants, de l'ordre de 12% du PIB en 2006. La dette publique extérieure n'excède pas 10% du PIB.

Agriculture

L'agriculture occupe 7% de la population active et contribue pour 4% au PNB du pays.

Les émirats ne possèdent pas de terres arables ni de forêts et les pâturages ne couvrent que 2% du territoire. Les autorités développent une importante politique agricole et le secteur bénéficie de subventions tant au niveau fédéral que local. Une forte proportion de nationaux occupe ce secteur et gère les exploitations agricoles. Cependant, l'autosuffisance alimentaire est difficilement accessible compte tenu du climat aride. Néanmoins le secteur agricole a progressé avec l'aide des technologies modernes et des moyens d'irrigation adéquats.

Les principales zones de culture sont la zone côtière de Ras al Khaimah (Emirat du Nord) ainsi qu'Al Aïn et l'oasis Liwa Médina Zayed, Um-Al-Qaiwain et Fujairah. Les principales productions sont les fruits (datte, pastèque, agrumes, mangues) et les légumes qui couvrent 58% des besoins.

Le secteur de la pêche (important dans l'Emirat d'Um-Al-Qaiwain) fournit 100% des besoins du pays.

Le cheptel permet de couvrir 83% des besoins en lait frais mais ne couvre pas la totalité de la demande locale en viande.

Le secteur agricole est confronté à des conditions climatiques difficiles, au manque d'eau, à la salinité de la nappe phréatique et aux risques d'épidémies.

Le ministère de l'agriculture et de la pêche a développé un centre de ressources régional et inter-régional en ligne pour une meilleure gestion de la technique et de la politique agricole et s'oriente à terme vers une E-agriculture interactive.

Energies et Industries

Ce secteur occupe 15% de la population active et contribue pour 58,5% au PNB du pays.

Les ressources en hydrocarbures sont à l'origine de la richesse de la fédération (5ème rang mondial, 9,1% des réserves mondiales). Les hydrocarbures représentent 45% des exportations des émirats. Les réserves de brut devraient permettre une production pendant encore 100 ans au rythme d'exploitation actuel.

Les ressources d'hydrocarbures sont inégalement réparties. Abou Dabi concentre la majeure partie des réserves (93%), Dubai et Sharjah se répartissent le reste. Des réserves réduites ont été découvertes sur les territoires des émirats de Ras Al Khaimah, Ajman, Umm Al Quwain. De même le potentiel gazier est circonscrit à l'émirat d'Abou Dabi (92%).

La Abou Dabi National Oil Company (ADNOC) poursuit son programme de développement des champs en exploitation afin de compenser la baisse de production de Dubai, consolider la position des émirats au sein de l'OPEP et accompagner l'évolution du marché mondial vers une forte hausse de la part OPEP à long terme. L'émirat de Dubai prévoit en effet le tarissement de ses réserves d'hydrocarbures d'ici une dizaine d'années.

Compte tenu de la forte hausse actuelle et à venir des besoins internes en gaz les émirats se sont engagés à accroître leur production et à développer le projet « Dolphin », construction d'un gazoduc destiné à importer du gaz naturel du Qatar.

Les activités industrielles de l'Emirat d'Abou Dabi sont concentrées dans la pétrochimie, le raffinage, la transformation du gaz, le dessalement de l'eau de mer, la production d'électricité, tandis que celles de Dubai et de Sharjah, sont plus diversifiées : industries chimique et pétrochimique mais aussi métallurgique (aluminium), agroalimentaire, textile, papeterie. Ras al Khaimah dispose de cimenteries, de marbreries et d'une industrie pharmaceutique. L'industrie manufacturière légère se développe.

Services

Les services occupent 78% de la population active et contribuent pour 37,5% au PNB du pays.

Le secteur des services connaît un développement significatif, en particulier les services financiers, les nouvelles technologies, le tourisme, le commerce, l'immobilier. Ce développement est optimisé en raison de la qualité des infrastructures existantes (routes, ports, aéroports, télécommunications), mais aussi d'une fiscalité attrayante : absence de fiscalité directe sur les personnes morales et physiques, faiblesse de la fiscalité indirecte et des droits de douane.

Une bourse des valeurs mobilières a été créée à Abou Dabi et Dubai, en 2000. Le centre financier international de Dubai développe des activités d'assurance et de réassurance, de banque (islamique et privée), de gestion des capitaux et de finance internationale.

Le secteur du tourisme a véritablement explosé, principalement dans l'émirat de Dubai. L'industrie hôtelière bénéficie d'une croissance remarquable et son activité s'échelonne tout au long de l'année. Les émirats d'Abou Dabi, de Sharjah, Fujairah et Ras al Khaimah se lancent également dans des projets de développement de leur potentiel touristique.

Le commerce, qui joue un rôle traditionnel dans l'économie des émirats, bien avant la découverte du pétrole, continue à croître. Si le pétrole et le gaz constituent toujours la majorité des exportations, celles-ci ont tendance à se diversifier dans les domaines de l'aluminium, du textile et de la confection, des industries chimiques. Le Japon est le premier client des émirats. Le gouvernement de Dubai a créé en juin 2000 un serveur de commerce électronique, « business to business » nommé ( www.tejari.com/ ) (tejari signifie « commercial » en arabe), destiné à optimiser l'accès des opérateurs régionaux aux opportunités d'affaires en leur fournissant les services d'une place de marché virtuelle. Ce service est en pleine expansion.

L'activité de réexportations occupe une place importante au sein du commerce extérieur. Dubai, avec la zone franche de Jebel Ali, est une véritable plate-forme de commerce régionale par laquelle transitent avant tout des biens de consommation, à savoir l'électronique, le petit électroménager, les pierres précieuses et l'or, le textile et la confection, l'automobile.

Le gros des importations concerne les biens d'équipement, les produits animaux, végétaux, les produits pharmaceutiques et chimiques et l'agro-alimentaire. Les principaux fournisseurs sont par ordre croissant : la Chine, l'Inde, les Etats-Unis, l'Allemagne.

La France est le 6ème fournisseur des EAU avec 6,4% de parts de marché.

Source : Ministère des Affaires étrangères

Dernière mise à jour : 27/01/2009

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