Histoire
3150 avant J.-C : Egypte pharaonique.
332-30 av. J.-C : Domination grecque. Alexandre le Grand, roi de Macédoine, conquiert l'Egypte et fonde Alexandrie (332 av. J.-C.). Après sa Mort, les Lagides règnent sur le pays (rois Ptolémée).
30 av. J.-C.-395 ap. J.-C : Domination romaine. Diffusion du christianisme.
395-640 : Domination byzantine. Les chrétiens d'Egypte contestent l'autorité religieuse de Constantinople et fondent l'Eglise Copte.
640-642 : Conquête arabe.
642-1250 : Le pays est sous l'influence de dynasties musulmanes successives (Omeyyades, Abbassides, Fatimides, Ayyubides, etc.). Arabisation et islamisation rapides de l'Egypte. Fondation du Caire en 969.
1250-1517 : Les Mamelouks, issus des contingents de soldats esclaves du même nom, contrôlent le pays (dynasties des Bahrites et des Burjites).
1517-1805 : L'Egypte est une province de l'Empire ottoman (turc) gouvernée par un pacha. Dans les faits, les mamelouks administrent le pays.
1798-1801 : Campagne d'Egypte de Napoléon Bonaparte. Les troupes anglaises et ottomanes coalisées y mettent fin.
1799 : Découverte de la pierre de Rosette. Grâce à elle, Champollion déchiffre les hiéroglyphes en 1922.
1805 : Méhémet-Ali, militaire albanais au service des ottomans, prend le pouvoir. Il renforce son autorité en massacrant les dirigeants mamelouks (1811) et modernise le pays.
1869 : Inauguration du canal de Suez.
1875 : L'endettement du pays contraint Ismaël, petit-fils de Méhémet-Ali, à vendre ses actions du canal de Suez à la Grande-Bretagne.
1882 : Occupation militaire et contrôle du pouvoir par les Britanniques.
1914 : L'instauration du protectorat anglais officialise l'occupation.
1918 : Création du mouvement nationaliste Wafd dont l'objectif est la lutte pour l'indépendance. Son chef, Saad Zaghlul, est arrêté et exilé.
Février 1922 : Face à la persistance de la contestation, la Grande-Bretagne met fin au protectorat. L'Egypte devient une monarchie et Fouad, fils d'Ismaël, devient roi. Une nouvelle constitution est promulguée.
Novembre 1922 : Découverte dans la vallée des Rois du trésor de Toutankhamon par les Anglais Howard Carter et lord Carnarvon.
1936 : Mort du roi Fouad Ier. Son fils Farouk lui succède. Traité anglo-égyptien : les troupes anglaises se retirent d'Egypte exceptée dans la zone du canal de Suez où elles peuvent se maintenir pendant 20 ans.
1945 : Création de la Ligue arabe. Le Caire accueille son siège.
Mai 1948-janvier 1949 : Première guerre israélo-arabe : l'Egypte et d'autres pays arabes attaquent l'Etat d'Israël nouvellement créé mais sont vaincues.
23 juillet 1952 : Coup d'Etat mené par le lieutenant-colonel Gamal Abdel Nasser à la tête d'un groupe d'officiers. Le roi est destitué le 26.
18 juin 1953 : Proclamation de la République d'Egypte. Le général Mohamed Néguib devient président de la République.
1954-1970 : Nasser contrôle le pays (il devient président de la république en 1956). Il milite pour l'unité arabe et se rapproche de l'U.R.S.S.. Sa politique économique est d'inspiration socialiste.
1954 : Nasser obtient le départ des troupes britanniques du canal de Suez deux ans avant le terme prévu.
1956 : Nasser nationalise le canal de Suez. La France et la Grande-Bretagne, actionnaires du canal, s'allient à Israël pour occuper la zone mais les Etats-Unis et l'U.R.S.S. les obligent à se retirer.
1958-1961 : l'Egypte et la Syrie forment la République arabe unie.
1960-1964 : Construction du haut barrage d'Assouan sur le Nil avec le soutien de l'Union soviétique. Sa mise en eau s'effectue entre 1970 et 1972.
5-10 juin 1967 : Guerre des « Six-Jours » : Israël occupe le Sinaï. Le canal de Suez est fermé.
1970 : Décès de Nasser. Anouar el Sadate lui succède.
1973 : Le président Sadate engage une politique de libéralisation de l'économie.
Octobre 1973 : Guerre du « Kippour » : l'Egypte et la Syrie attaquent Israël mais celle-ci les repousse. L'Egypte reprend néanmoins le contrôle du canal de Suez.
1975 : Réouverture du canal de Suez.
1976 : L'Egypte rompt avec l'U.R.S.S..
1977 : Visite historique du président Sadate en Israël.
1978 : Accords de Camp David entre l'Egypte et Israël, sous l'égide des Etats-Unis, sur les modalités de règlement du conflit entre les deux pays.
1979 : Traité de paix israélo-égyptien. Israël restitue le Sinaï (effectif en 1982). Les pays arabes excluent l'Egypte de la Ligue arabe et transfèrent le siège de l'organisation à Tunis.
1981 : le président Sadate est assassiné par des islamistes. Le vice-président Hosni Moubarak lui succède.
1984 : Radicalisation de certains mouvements islamistes égyptiens contre le pouvoir. En réponse, le gouvernement durcit sa politique.
1987 : Le président Moubarak est réélu.
1989 : L'Egypte réintègre la Ligue arabe. L'année suivante, le siège du mouvement réintègre Le Caire.
1991 : Guerre du Golfe. L'Egypte participe à la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre l'Irak.
1992 : Début du regain de violences islamistes (attentats, assassinats). Le conflit entre les autorités et les islamistes s'intensifie.
1993 : Troisième mandat du président Moubarak.
1995 : Hosni Moubarak échappe à un attentat islamiste en Ethiopie.
Novembre 1997 : Un attentat revendiqué par le groupe islamiste Jamaa islamiya tue 58 touristes à Louxor.
Septembre 1999 : Le président Moubarak est réélu, avec 93,97% des voix, pour un quatrième mandat de six ans.
Janvier 2000 : Violents affrontements entre coptes et musulmans (22 morts).
Février 2000 : Visite du pape Jean-Paul II en Egypte.
Novembre 2000 : Elections législatives. Le Parti national démocrate (PND) d'Hosni Moubarak obtient 388 sièges sur 444. Sept femmes sont élues.
25 juin 2001 : Signature de l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Egypte.
Février 2002 : Incendie accidentel dans un train reliant Le Caire à Assouan : 373 morts.
Octobre 2002 : Inauguration de la nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie.
Mars 2003 : 21 égyptiens accusés d'homosexualité et déjà condamnés en 2001 (verdict cassé par le président Moubarak) sont condamnés en deuxième instance à trois ans de prison.
Octobre 2003 : Le gouvernement libère un millier d'islamistes.
3 janvier 2004 : Catastrophe aérienne de Charm el-Cheikh : 148 morts dont 134 touristes français
13 juillet 2004 - Formation du gouvernement dirigé par Ahmad Nazif : le nouveau Premier ministre forme un gouvernement de 34 membres parmi lesquels les proches de Gamal Moubarak, fils du président égyptien, sont en charge de l'économie.
25 mai 2005 - Référendum constitutionnel : les Egyptiens approuvent par 82,86% des voix un amendement constitutionnel qui permet pour la première fois l'élection du président de la République au suffrage universel avec plusieurs candidats. Le taux de participation est de 53,46%. L'opposition avait appelé au boycott du référendum jugeant les dispositions de la réforme très contraignantes pour les candidats indépendants en lice contre le président Hosni Moubarak qui entend briguer un cinquième mandat en septembre 2005.
23 juillet 2005 - Attentats meurtriers à Charm el-Cheikh. 88 personnes sont tuées, dont une dizaine d'étrangers, et 200 blessées. Revendiqués par un groupe lié au réseau d'Al Qaïda, ils déstabilisent la vie politique égyptienne dont la première élection présidentielle à candidats multiples est prévue le 7 septembre 2005
7 septembre 2005 - Election présidentielle : au pouvoir depuis 24 ans, le président Hosni Moubarak est reconduit pour un cinquième mandat avec 88,6% des suffrages, et un faible taux de participation de 23%, à l'issue de la première élection présidentielle pluraliste au suffrage universel direct du pays. Dix candidats étaient en lice dont Ayman Nour, principal rival du président sortant et chef du parti Al-Ghad, qui obtient 7,6% des suffrages, et Noamane Gomaa, chef du parti néo-Wafd, 2,9%
9 novembre-7 décembre 2005 - Elections législatives : le Parti national démocrate (PND) du président Hosni Moubarak n'obtient que 147 sièges alors qu'il en comptait 404 dans le Parlement sortant. Mais il en gagne au total 326 grâce au ralliement de 179 élus "indépendants". Avec 88 députés élus, soit six fois plus qu'au précédent scrutin, les Frères musulmans deviennent le principal parti d'opposition. Le taux de participation s'élève en moyenne à 25%. En trois étapes, les candidats se disputaient 444 sièges sur les 454 que compte le Parlement, les titulaires des dix autres sièges étant nommés par le chef de l'Etat. Le scrutin est marqué par de nombreuses violences entre la police et les islamistes faisant 13 morts
24 et 26 avril 2006 - Nouveaux attentats meurtriers à Dahab, Al-Gora (Sinaï)
26 mars 2007 - Référendum constitutionnel : les 34 amendements constitutionnels soumis à référendum sont approuvés par 75,9% des votants. Le scrutin, dont le taux de participation s'élève seulement à 27,1%, était boycotté par les islamistes, principale force d'opposition dénonçant le caractère anti-démocratique des amendements. Les plus controversés portent sur la lutte anti-terroriste élargissant le pouvoir de la police et sur la supervision des élections diminuant le contrôle des juges, alors que la fraude électorale est jugée endémique en Egypte. Ils avaient été adoptés le 19 mars par le Parlement, contrôlé aux trois-quarts par le Parti national démocratique (PND) au pouvoir
3 novembre 2007 - Le président égyptien Hosni Moubarak est réélu chef du Parti national démocrate : au pouvoir depuis 26 ans et unique candidat à ce poste, Hosni Moubarak est réélu sans surprise à la tête du PND qui contrôle les 4/5 du Parlement. Selon la Constitution et à l'instar des autres partis politiques, le congrès tenu par le PND décide la création de sa propre "Autorité suprême" dont les membres, en règle générale, ont seuls le droit, avec les chefs de partis, de se porter candidats à l'élection présidentielle. Cette entité, à laquelle appartient le fils cadet du président, Gamal Moubarak, permettra à ce dernier de se présenter à la prochaine élection prévue en 2011
Mars 2008 - Construction d'un mur entre l'Egypte et la Bande de Gaza : l'Egypte commence à ériger un mur de pierre de trois mètres de haut à l'emplacement des fils de fer barbelés qui marquent la frontière longue de 14 km avec la Bande de Gaza. L'objectif est de sécuriser cette ligne de séparation afin d'éviter un nouvel afflux de milliers de Palestiniens qui, avaient pu en janvier, grâce aux brèches ouvertes à l'explosif par des activistes du Hamas, franchir la frontière à Rafah pour s'approvisionner en Egypte, échappant ainsi pendant une dizaine de jours à l'embargo sur la Bande de Gaza décrété par Israël
6 et 7 avril 2008 - Manifestations contre la vie chère en Egypte : face à la pression policière du gouvernement égyptien menaçant de "mesures immédiates et fermes" quiconque suivrait l'appel à la grève générale lancé par les partis d'opposition contre la flambée des prix, la grève n'a effectivement pas lieu. Mais des heurts violents opposent des milliers de manifestants aux forces anti-émeutes, notamment au Caire et dans la cité industrielle de Mahalla. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), le "panier de la ménagère" égyptienne a augmenté de 50% depuis le début de l'année
22 février 2009 - Attentat meurtrier au Caire : l’explosion d’une grenade dissimulée près du souk de Khan Al-Khalili tue une jeune Française et blesse 25 personnes, dont 17 touristes français.
14 juin 2009 - Le parlement égyptien vote une loi en faveur de la représentation des femmes à l’Assemblée : la nouvelle loi fixe à 64 le quota de femmes au Parlement, soit plus de 12% des sièges dans l’Assemblée, qui en comptera au total 518 à l’issue des élections de 2010, contre 454 actuellement. Neuf femmes avaient été élues lors des élections législatives de 2005
11 mai 2010 - Prorogation de la loi sur l’état d’urgence en Egypte : le Parlement proroge jusqu’au 31 mai 2012 la loi en vigueur depuis 1981, en invoquant la lutte contre le terrorisme et la drogue, malgré les critiques des défenseurs des droits de l’homme, de l’opposition et des pays occidentaux.
1er et 8 juin 2010 - Elections sénatoriales : l’opposition légale obtient 4 sièges sur les 88 à pourvoir, les autres étant gagnés par le Parti national démocrate (PND) du président égyptien Hosni Moubarak. La confrérie des Frères musulmans, parti officiellement interdit, présente onze candidats dont aucun n’est élu. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme dénoncent des irrégularités dans ce scrutin qui renouvelle le tiers des sièges de la Chambre haute (Choura)
Source : la documentation française > Europe, international > chronologie internationale
Dernière mise à jour : 05/08/2010


