Economie
Présentation générale
Le Costa Rica est un pays politiquement stable qui a su trouver un modèle efficace de développement qui tend à s'essouffler face à la crise. L'économie qui était traditionnellement agricole s'est diversifiée dans les services en développant les secteurs de l'industrie, des services et du tourisme.
Agriculture
L'agriculture est en perte de vitesse et contribue pour 7 % au PNB du pays.
L'agriculture exportatrice joue un rôle important dans l'économie du pays.
La banane et l'ananas sont produits dans d'immenses propriétés exploitées par des multinationales (Dole, Chiquita, Del Monte), alors que le café (12ème rang mondial), en général d'excellente qualité, est cultivé dans des petites et moyennes plantations bien équipées, une originalité en Amérique latine.
Certains produits du secteur primaire "non traditionnel" ont connu un développement important: agrumes, cultures fruitières destinées au marché nord-américain à contre-saison (fraises, melons, ananas), fleurs, plantes ornementales, élevage de crevettes.
L'élevage bovin, pratiqué surtout dans les grandes fermes de la savane guanacastèque, permet au pays d'être autosuffisant en viande.
La politique de protection de la forêt limite les revenus de la filière bois, mais permet de préserver le formidable potentiel naturel du pays. Le Costa Rica détient l'un des taux de reboisement le plus élevé du monde.
A partir de la fin des années 80, en s'ouvrant commercialement, le pays a délibérément délaissé les cultures de riz et haricots secs, jugées peu rentables. Il doit donc régulièrement importer ces 2 denrées qui constituent la base de l'alimentation des Costaricains.
Energies et Industries
Ce secteur contribue pour 26 % au PNB du pays.
Le Costa Rica ne possède pas de gisement important de matières premières, hormis quelques mines d'or et des réserves de pétroles difficiles à exploiter, non pas pour des raisons techniques mais plutôt pour des raisons politiques.
Jusque dans les années 80, l'industrie s'est surtout développée autour du textile, de l'agroalimentaire et du bâtiment. A partir de 1988, une politique de création de zones franches a commencé à attirer des entreprises étrangères désireuses de produire au Costa Rica pour réexporter. C'est le cas d'Intel, fabricant de microproccesseurs, qui s'est installé dans une zone franche en 1998, attiré par l'environnement favorable aux investisseurs et la qualité de la main d'oeuvre, employant actuellement 3500 personnes. La production d'électricité était en 2010 à 76,9 % hydraulique, grâce à plusieurs grands barrages comme sur le lac semi-artificiel de l'Arenal, à 12,5 % géothermique comme la centrale de Miravalles, 7 % fossiles, 2,6 % éolien et 1,1 % biomasse.
Services
Les services contribuent pour 67% au PNB du pays.
Le tourisme est la filière la plus dynamique de l'économie costaricaine. Il profite de la formidable richesse biologique du pays, véritable miniature du continent américain, notamment par le concept de "l'éco-tourisme", encouragé par les autorités. La croissance du secteur se pousuit, malgré les crises de 2008 et 2011.
Par ailleurs, les centres d'appel comme ceux de DELL ou de HP se sont développés et emploient plus de 10 000 personnes.
En résumé
Avec un PIB/habitant de plus de 11.400$/an (2010), un bon indice de développement humain et une classe moyenne majoritaire, le Costa Rica reste une exception en Amérique latine.
Tout en gardant une identité forte, le pays a su attirer des investisseurs étrangers, grâce à sa stabilité politique et sociale, ainsi qu'à la qualité de sa main d'oeuvre, caractérisée par une participation féminine importante.
Néanmoins, l'économie costaricaine est fragilisée par une dépendance structurelle à l'égard des cours du café et de la banane, et du tourisme qui ralentit en période de crise.
En outre, depuis 2 décennies, l'Etat affiche une dette interne élevée qui limite l'investissement public principalement dans les infrastructures et créé une tension sur les taux d'intérêts. La politique néolibérale du président Rodriguez (1998-2002), qui souhaitait désengager l'Etat de l'économie a échoué, la population s'étant farouchement opposée à la plupart des projets de privatisations, notamment celui de l'Institut Costaricain d'Electricité.
Enfin, même si le phénomène est moins accentué que dans d'autres pays d'Amérique latine, l'exode rural a généré des poches de pauvreté à la périphérie des villes, ce qui, ajouté à la montée du narcotrafic, a contribué à une augmentation préoccupante de la délinquance.
Les Etats-Unis sont le premier client et le premier fournisseur du Costa Rica en 2011 avec 38 % des exportations et 47 % des importations. Le commerce avec la France reste quant à lui marginal (moins de 1 % en 2011).


