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Marché du travail

Contexte

Secteurs à fort et faible potentiel

Barèmes de rémunération

  Contexte

Le marché du travail chinois est en développement. Si la main-d’œuvre ouvrière est abondante, les cadres hautement qualifiés sont encore en nombre insuffisant et la Chine cherche actuellement à accroître sa réserve de « talents ». Les compétences étrangères, le personnel formé à l’étranger sont recherchés par les firmes locales, sous certaines conditions.

L’évolution rapide du marché de l’emploi chinois exige une évolution constante de la part des candidats français afin de mieux correspondre aux besoins des recruteurs. Aujourd’hui, non seulement une expérience professionnelle en Chine devient indispensable pour la majorité des postes ouverts aux candidats français, mais une bonne maîtrise du mandarin est de plus en plus souvent exigée par des sociétés qui recrutent en VIE ou en contrat local.

Le recrutement des candidats français dépend beaucoup des implantations des sociétés françaises sur le sol chinois. Les nouvelles structures s’implantent de plus en plus dans les villes moyennes de province, tandis que le nombre de postes basés dans les grandes villes chinoises comme Pékin, Shanghai et Canton reste stable voire est à la baisse. Cette nouveauté nécessite une plus grande mobilité géographique chez les candidats français, qui pose souvent problème à ceux qui ont des conjoints salariés ou des enfants scolarisés. Par ailleurs, les recruteurs, non présents en France ou indépendants des sièges français, privilégient nettement plus les candidats déjà basés en Chine. (extrait du rapport d’activités CCIFC 2009)

Source : Service Appui RH, CCIFC Pekin

Les sociétés françaises implantées en Chine sont de plus en plus indépendantes non seulement dans le fonctionnement quotidien mais aussi dans le recrutement du personnel. Aujourd’hui le processus de recrutement est souvent géré par l’équipe locale, ce qui est une pratique encore plus fréquente parmi les grands groupes. Quant aux PME, bien que les décideurs soient basés en France, ils préfèrent se déplacer en Chine et passer les entretiens avec les Français qui sont déjà sur place.

Dans les grandes villes chinoises telles que Shanghai et Pékin, les recruteurs ont généralement peu de difficulté à trouver des talents chinois et occidentaux. Néanmoins ils ont du mal à les convaincre pour se réinstaller dans les villes provinciales où la main-d’œuvre locale est moins chère. Par contre, du côté des candidats, ceux qui ont une large mobilité géographique pourraient avoir plus de chance à trouver un emploi avec des responsabilités plus importantes et plus intéressantes que ce qu’ils pourraient trouver dans les grandes villes.

Source : Service Appui RH, CCIFC Shanghai

Dernière mise à jour : 06/08/2010

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  Secteurs à fort et faible potentiel

Les secteurs à haut potentiel pour un ressortissant français sont les hautes technologies, l’hôtellerie-restauration, les cabinets juridiques et de conseil, la distribution, le design, les services nouveaux en Chine.…

Il est préférable de trouver un emploi avant l’arrivée en Chine.

Les secteurs publics et parapublics (notion très vaste en Chine) ne sont pas accessibles aux ressortissants étrangers.

***

Il existe des opportunités dans tous les secteurs. Les offres d’emploi sont conditionnées par les types de structure d’accueil, le positionnement d’une société sur le marché et ses projets ainsi que les besoins de compétences associés à ces projets.

Le secteur des services accueille plus facilement des candidats non chinois. C’est surtout le cas des sociétés visant les clients étrangers (restauration, assurance, immobilier, services médicaux, etc.)

Les cabinets juridiques et de conseil sont souvent composés d’équipes de plusieurs nationalités. Toutefois il n'est pas constaté de grands besoins en recrutement en faveur des candidats français, plus particulièrement de jeunes candidats sans expérience chinoise.

Selon les profils, les démarches de recherche peuvent être différentes. De manière générale, les entreprises implantées en Chine favorisent nettement plus les candidats déjà présents en Chine. Pour un poste de VIE, la décision d’embauche se fait souvent en France. Il est ainsi parfois plus avantageux d’être présent en France lors de la sélection. Mais une partie des étudiants ont pu obtenir un contrat de VIE à l’issue de leurs stages en Chine.

Il est conseillé aux candidats basés en France de rester en contact avec les CCI de leurs régions afin de mieux connaître les projets d’implantations des sociétés françaises en Chine.

Pour ceux qui sont déjà en Chine, ils sont encouragés à participer aux différents événements (conférences, salons professionnels, soirées de networking, rencontres etc.) organisés par la CCIFC, d’autres chambres de commerce étrangères ou des organisations internationales. Les besoins en recrutement n’étant pas toujours communiqués sur le marché de l’emploi, faire connaître son profil et développer les réseaux auprès des professionnels permettront souvent de connaître les projets qui amènent certaines créations de postes inhabituelles.

Source : CCIFC Pékin

A Shanghai, la diversité professionnelle est même plus remarquable que dans les autres villes. Ici, on peut rencontrer les professionnels français dans presque tous les secteurs où les investissements étrangers sont présents. Selon l’actualité du marché du travail, la majorité des Français occupent une fonction managériale, technique ou commerciale dans les sociétés occidentales basées en Chine.

Source : CCIFC Shanghai

Dernière mise à jour : 06/08/2010

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  Barèmes de rémunération

La fourchette des rémunérations les plus couramment observées chez les Français occupant un emploi en Chine est large : elle peut varier de 5 000 RMB pour une première expérience professionnelle à plus de 50 000 RMB pour un emploi hautement qualifié.

***

Les sociétés proposent aujourd’hui peu de contrat d’expatriés ou détachés. Les salaires pratiqués varient fortement selon les villes, les secteurs ou les niveaux de qualifications.

A titre d’information, les fourchettes de salaires courants sous contrat local sont les suivantes :

Pékin , Shenzhen :

-moins de 2 ans d’expérience : 3000 à 15 000 RMB brut. Selon le métier, le salaire de base peut descendre plus bas pour un profil commercial.

-2 à 5 ans d’expérience : 6 000 à 20 000 RMB

-Plus de 5 ans : 10 000 à 30 000 RMB

Les niveaux de salaires dépendent de beaucoup de facteurs : ville, secteur d’activité, importance du poste et degré de responsabilités, compétences et qualifications (rareté du profil sur le marché), types de structures (capitaux étrangers : WOFE, bureau de représentation, JV ; société chinoises : société d’état, collective, privée, etc.), capacité de négociation du candidat etc.

De manière générale un candidat français avec le même profil qu’un Chinois (surtout les jeunes candidats) peut espérer un salaire relativement plus élevé. Par souci d’égalité entre les salariés ou de cohérence avec le marché, certaines sociétés ont tendance à proposer les mêmes niveaux de salaires pour tous les employés en contrat local occupant les mêmes postes.

Il y a souvent peu de différence entre les rémunérations d’un management étranger et chinois en contrat local dans une société étrangère. L’exonération de cotisations sociales chinoises d’un salarié français peut jouer un rôle dans la négociation de salaires et avantages.

Source : CCIFC Pékin

La fourchette des rémunérations reste relativement stable parmi les profils techniques, tandis qu’elle varie relativement largement parmi les profils commerciaux. Pas seulement à cause de la nature différente de ces deux métiers, ce phénomène est lié aussi à la présence plus importante en Chine des jeunes français sortant des écoles de commerce que ceux qui ont fait leurs études dans les écoles d’ingénieur. Suite à leur ‘année d’échange’ en Chine, une grande partie parmi eux a décidé de rester sur ce marché qui représente un dynamisme non négligeable.

Source : CCIFC Shanghai

Dernière mise à jour : 06/08/2010

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