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Réglementation du travail

Droit du travail

Emploi du conjoint

Cotisations sociales

Contrats de travail - Spécificités

Création d'entreprises - Spécificités

  Droit du travail

Au Canada, la législation du travail est très souple, mais offre peu d'avantages sociaux.

Les dix provinces et les trois territoires du Canada disposent chacun d'une législation du travail distincte gérée par les Gouvernements provinciaux. La législation tient compte des exigences du marché de l'emploi local et de ses possibilités. Toutefois, les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux du Travail du Canada se rencontrent annuellement pour coordonner leurs activités.

Bureaux de l'emploi provinciaux et territoriaux

Vous trouverez sur les sites Internet suivants des informations sur la législation du travail de chaque province et territoire.

Alberta

Ministère de l'Emploi, de l'Immigration et de l'Industrie de l'Alberta : http://employment.alberta.ca/

Colombie britannique

Ministère du Travail et des Services aux citoyens de la Colombie britannique : www.labour.gov.bc.ca/esb/

Ile du Prince Edouard

Ministère des Communautés, des Affaires culturelles et du Travail de l'Ile du Prince Edouard : www.gov.pe.ca/

Nouveau Brunswick

Ministère de l'Education post-secondaire, de la Formation et du Travail du Nouveau Brunswick : www.gnb.ca/

Nouvelle Écosse

Ministère de l'Environnement et du Travail de la Nouvelle Ecosse : www.gov.ns.ca/

Nunavut

Ministère des Ressources humaines du Nunavut : www.gov.nu.ca/hr/

Ontario

Ministère du Travail de l'Ontario : www.labour.gov.on.ca/

Saskatchewan

Ministère de l'Enseignement supérieur, de l'Emploi et du Travail de la Saskatchewan : www.labour.gov.sk.ca/

Terre Neuve et Labrador

Ministère des Ressources humaines, du Travail et de l'Emploi de Terre Neuve et Labrador : www.hrle.gov.nl.ca/hrle/

Territoires du Nord-Ouest

Ministère de l'Education, de la Culture, de l'Emploi des Territoires du Nord-Ouest : www.ece.gov.nt.ca/

Yukon

Ministère des Services à la communauté : www.community.gov.yk.ca/

Droit du travail

Le droit du travail canadien définit les droits et obligations des travailleurs, des employeurs et des membres des syndicats et couvre les aspects suivants :

  • les relations de travail telles que l'activité syndicale, les relations patronales et syndicales, la négociation collective et les pratiques de travail illégales ;
  • la santé et la sécurité au travail ;
  • les conditions de travail telles que les jours fériés, les congés annuels, les horaires de travail, les licenciements abusifs et injustifiés, le salaire minimum, les mises à pied et l'indemnité de départ.

Certains secteurs d'activité relèvent de la réglementation fédérale : c'est le cas du secteur bancaire, des télécommunications ou du transport routier. Dans ce cas, le Code du travail fédéral canadien s'applique.

Durée du travail

Elle est de huit heures par jour et de 48 heures par semaine au maximum. Les heures supplémentaires sont payées au moins 1,5 fois le taux normal du salaire et s'appliquent à tous les types d'emplois : temps partiel ou temps plein, étudiants ou travailleurs occasionnels ("casual").

La Loi oblige les employeurs à accorder 24 heures consécutives de repos par semaine de travail et 48 heures consécutives de repos par période de deux semaines de travail consécutives. Un employé ne peut pas travailler plus de cinq heures d'affilée sans prendre une pause repas de trente minutes.

Congés

Leur durée est de deux semaines par an. Une semaine supplémentaire peut être accordée en fonction de l'ancienneté et de l'employeur. Conformément à la Loi sur les normes d'emploi, le congé maternité autorise jusqu'à 17 semaines de congé non rémunéré. Dans certains cas, le congé peut être plus long. Toutefois, l'employeur n'est pas tenu de rémunérer une employée en congé maternité. Les personnes qui prennent un congé maternité ont aussi le droit de prendre jusqu'à 35 semaines de congé parental. Tout autre parent aura le droit à un congé parental de 37 semaines. En ce qui concerne le congé maladie, appelé aussi congé d'urgence personnelle (maladie, deuil, accident), la Loi autorise une absence annuelle de dix jours et le versement du salaire n'est pas obligatoire.

Licenciement et mise à pied

Un salarié licencié ou mis à pied pourra prétendre aux indemnités de licenciement prévues par la Loi sur les normes d'emploi provinciales et territoriales. Le préavis de licenciement est fonction de l'ancienneté et peut varier de zéro à huit semaines. L'indemnité de cessation d'emploi est calculée à raison d'une semaine de salaire multipliée par le nombre d'années complètes de service (au prorata pour les années partielles), avec un maximum de 26 semaines de salaire normal. Toutefois, un employé qui bénéficie d'une ancienneté inférieure à trois mois chez le même employeur ne peut prétendre à l'indemnité de cessation d'emploi prévue par la Loi et versée par l'employeur. L'indemnité de cessation d'emploi est différente de l'assurance emploi qui correspond à l'assurance chômage en France et est gérée au Canada par le Ministère du Travail Canadien (Ressources humaines et Développement social Canada : www.rhdsc.gc.ca/ )

Embauche

La période d'essai est généralement d'un mois.

Syndicats

Les syndicats sont très développés et impliqués dans la culture d'entreprise. A l'image des Codes du Travail fédéraux, provinciaux et territoriaux, certains syndicats ont une compétence principalement provinciale et d'autres sont présents au niveau national.

Pour en savoir plus

  • Ressources humaines et du Développement social Canada : www.rhdsc.gc.ca/
  • Code canadien du travail disponible sur le site du ministère de la Justice du Canada : http://lois.justice.gc.ca/fr/L-2/index.html

Dernière mise à jour : 04/03/2008.

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  Emploi du conjoint

Le conjoint est soumis à la législation locale du travail.

Le conjoint - l'époux, l'épouse ou conjoint de fait depuis plus d'un an - qui accompagne le travailleur ou l'étudiant étranger et qui souhaite travailler au Canada a besoin d'un permis de travail et devra en faire lui-même la demande. Le permis de travail peut être délivré sans avoir reçu au préalable la promesse d'une embauche de Ressources humaines et Développement des Compétences Canada (RHDCC) (www.rhdcc-hrsdc.gc.ca). Cette disposition s'applique aux deux catégories suivantes de conjoint :

  • conjoint de travailleur spécialisé temporaire : la validité du permis de travail ne peut dépasser celle du permis de travail ou la durée de l'emploi du demandeur principal. Le conjoint peut obtenir un permis de travail « ouvert », c'est-à-dire sans employeur spécifique. Pour l'exercice de certaines professions, un examen médical peut être exigé avant la délivrance du permis.

  • conjoint d'étudiant étranger : le demandeur doit fournir la preuve qu'il est le conjoint du titulaire d'un permis d'études et que ce dernier fréquente à plein temps un établissement d'enseignement supérieur (université, collège communautaire, école technique ou de commerce financée par le secteur public ou un établissement privé autorisé par une loi provinciale à délivrer des diplômes). Le permis de travail sera établi pour une durée égale à celle du permis d'étude du demandeur principal.

Les demandes de permis de travail des conjoints peuvent être déposées directement au Canada auprès du Télécentre de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) en téléphonant au 1 888 242 2100 ou en consultant son site Internet ( www.cic.gc.ca/ ). En France, vous devrez vous adresser à l'Ambassade du Canada à Paris.

Pour en savoir plus

  • Site Internet de l'Ambassade du Canada à Paris : www.canadainternational.gc.ca/france/ Rubrique " visas et immigration > travailler au Canada ;

  • Site Internet " travailler au Canada " du gouvernement canadien : http://travailleraucanada.gc.ca/ ;

Dernière mise à jour : 14/03/2011

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  Cotisations sociales

Les cotisations sont prélevées à la source et obligatoires.

Cotisations sociales

Il s'agit de :

  • la cotisation, imposée par le gouvernement fédéral, à l'assurance-emploi ou chômage (AE ou EI). Le plafond de la rémunération annuelle assurable est fixé en 2008 à 41 100 CAD. Le taux de cotisation s'élève à 1,73 % pour le salarié et à 2,42 % pour l'employeur, dans la limite du plafond mentionné ci-dessus.

  • la cotisation au régime de pension du Canada (RPC ou CPP : Canada Pension Plan). Elle est obligatoire pour les personnes âgées de 18 à 65 ans exerçant une activité professionnelle et s'applique sur tout le territoire canadien, à l'exception de la province de Québec qui dispose d'un régime de pension provincial (le régime de rente du Québec ou RRQ). Au 1er janvier 2008, le taux de cotisation s'élève à 9,9 % (4,95 % à la charge de l'employeur et 4,95 % à la charge du salarié) du salaire brut supérieur à 3 500 CAD dans la limite de 44 900 CAD.
    Le travailleur indépendant cotise à raison de 9,9 % de ses revenus de travail, dans la limite du plafond mentionné ci-dessus.

  • prime d'indemnisation des accidents du travail : elle est obligatoire sur l'ensemble du territoire canadien. Le système est entièrement financé par les employeurs. Les contributions des industries sont calculées en fonction des risques possibles, du nombre d'employés et du salaire des travailleurs. Les taux sont fixés par les commissions d'accidents du travail.
    Sept provinces ont mis en place un régime de fixation de taux particuliers qui prévoit des réductions ou des surtaxes en fonction des efforts consentis pour limiter les accidents du travail.

  • cotisation destinée aux services de santé et à l'éducation actuellement en vigueur au Québec, au Manitoba, en Ontario et à Terre-Neuve. Elle est versée uniquement par l'employeur.

Les impôts

Les impôts provinciaux et fédéraux sur le revenu sont prélevés à la source par l'employeur et sont reversés ensuite à l'Agence du Revenu du Canada. Bien que les provinces et territoires disposent d'un système fiscal propre, celui-ci renvoie, en ce qui concerne l'impôt sur le revenu, pour l'essentiel à la loi fédérale.

Pour connaître les taux d'imposition au niveau fédéral et provincial pour l'année en cours, vous pouvez consulter le site Internet du Revenu du Canada : www.cra-arc.gc.ca/ Rubrique " renseignements clés > tous les taux > taux d'impôt fédéraux et provinciaux/territoriaux ".

Pour en savoir plus

  • Site Internet de Ressources humaines et Développement social Canada : www.rhdsc.gc.ca/ Rubriques " sujets > assurance-emploi " + " régimes de pensions du Canada et sécurité de la vieillesse " ;
  • Entreprises Canada : www.entreprisescanada.ca/ .

Dernière mise à jour : 15/07/2008.

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  Contrats de travail - Spécificités

Au Canada, les contrats de travail de type CDI (contrat à durée indéterminée) et CDD (contrat à durée déterminée) n'existent pas.

Les salariés dépendent généralement de contrats de travail collectifs propres à chaque entreprise et régis par les syndicats. Le contrat de travail doit respecter la législation provinciale ou territoriale et indiquer clairement les modalités et les conditions d'emploi.

Lors de missions professionnelles de courte durée ou temporaires de type " casual ", aucun contrat de travail n'est établi dès lors que l'entente mutuelle est verbale. Dans d'autres cas, à défaut de contrat de travail, une lettre d'accord (" letter of agreement ") est rédigée afin d'officialiser l'accord entre les deux parties dans le cadre, par exemple, d'un mandat professionnel. Semblable à un contrat de travail, bien que plus synthétique, la lettre d'accord précise les conditions générales d'emploi.

Au Canada, l'établissement d'un climat de confiance et de respect est essentiel pour permettre la négociation et le dialogue.

Dernière mise à jour : 15/07/2008.

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  Création d'entreprises - Spécificités

Tout projet de création d'entreprise au Canada doit s'articuler autour de plusieurs volets essentiels :

  • Elaboration d'un projet solide en accumulant le plus d'informations possibles sur le pays et le secteur choisi ;
  • Connaissance du marché provincial et national ;
  • Repérage, puis découverte du point de chute et y séjour en observateur ;
  • Se familiariser avec la culture, les us et coutumes ;
  • Identification des programmes, aides logistiques, subventions disponibles au Canada pour les investisseurs étrangers ;
  • Développement d'un réseau ("réseautage") ;
  • Connaissance linguistique indispensable (anglais minimum).

Dans le but de favoriser le développement d'une économie canadienne forte et prospère, le Gouvernement du Canada encourage la venue d'hommes d'affaires dans le cadre du " programme fédéral d'immigration des gens d'affaires ". Ce dernier s'adresse aux profils suivants :

  • Investisseurs
  • Entrepreneurs
  • Travailleurs inépendants.

Sites Internet canadiens à consulter

  • Site Investir au Canada du gouvernement canadien : www.investiraucanada.ca/
  • Citoyenneté et Immigration Canada : www.cic.gc.ca/
  • Le Réseau de développement économique et d'employabilité (RDEE) : www.rdee.ca/ . RDEE Canada aide, en collaboration avec ses partenaires provinciaux et territoriaux, le développement économique et la création d'emplois afin d'assurer la vitalité et la pérennité des communautés francophones et acadiennes du Canada.
  • Diversification de l'économie de l'Ouest Canada : www.wd.gc.ca/
  • Banque de développement du Canada : www.bdc.ca/
  • Entreprises Canada - Services aux entrepreneurs : www.entreprisescanada.ca/
  • Pour ceux et celles intéressés, la Province de l'Ontario se considère comme le meilleur endroit au monde pour les affaires ! Pour plus de détails : http://2ontario.com/

Sites Internet français à consulter

  • Agence pour la création d'entreprises : www.apce.com/
  • Service économique de l'Ambassade de France au Canada : www.dgtpe.fr/se/canada/
  • Chambre de Commerce France-Canada : www.ccfc-france-canada.com/
  • Collection " l'Essentiel d'un marché Canada " publiée par Ubifrance et en vente sur : www.ubifrance.fr/

Les directions régionales du commerce extérieur (DRCE)

Vous pouvez prendre contact avec la Direction Régionale du Commerce Extérieur de votre région, qui vous donnera les premiers éléments d'information et vous orientera au sein du dispositif public d'appui à l'internationalisation des entreprises PME-PMI pour des questions liées à l'information sur les marchés étrangers, à la promotion de votre entreprise et de vos produits et au financement de l'exportation.

Leurs coordonnées sont disponibles sur le site Internet suivant : www.dgtpe.fr/drce/

Entretien avec un agent de la Mission économique

Sur rendez-vous, dans les locaux de la Mission économique ou à l'occasion d'un salon en France visité par un agent de la Mission, vous avez la possibilité de rencontrer l'expert sectoriel qui vous donnera les premiers éléments d'information sur le secteur qui vous intéresse. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site Internet suivant : www.dgtpe.fr/se/canada/

Culture d'entreprise

Il est essentiel de comprendre que le Canada fait partie de l'Amérique du Nord et que le mode de pensée et de vie de ses habitants est plus proche de celui des Etats-Unis que de celui de l'Europe.

Outre le fait que l'accès à l'emploi diffère d'une province ou d'un territoire à l'autre et que certains secteurs sont réservés uniquement aux Canadiens, il est important de se familiariser avec la culture d'entreprise canadienne.

L'établissement d'un réseau (" réseautage ") est un outil indispensable. Il faut se faire connaître à l'occasion de rencontres informelles et au moyen, par exemple, d'une simple carte de visite. Le principe de solidarité est aussi un des moteurs de l'intégration. Immigrer au Canada peut se traduire par un sacrifice du statut professionnel que l'on avait en France, sauf pour certains profils recherchés. En contrepartie, l'ascension professionnelle peut être très rapide et est reconnue comme une valeur de l'individu. La réussite professionnelle s'affiche naturellement.

Les relations professionnelles sont moins hiérarchisées qu'en France et au sein de cette hiérarchie la communication demeure plus fluide. Le Canada se caractérise comme un pays d'opportunités qu'il vous est possible de saisir à condition d'être prêt à faire face à une compétition “ rude ” dans certains secteurs porteurs. C'est pourquoi la notion d'expérience professionnelle est fondamentale. Le bénévolat et la participation civile sont très valorisées et considérées comme un passage nécessaire dans tout parcours professionnel. Le profil idéal serait celui d'un employé qui s'investit sans compter dans l'entreprise.

Les Canadiens ne sont pas réputés pour être conflictuels (attitude " layback ") et savent être discrets mais aussi directs. Ils favorisent le dialogue et l'échange de points de vue mais ne sont pas partisans des rapports autoritaires et agressifs. Aussi, ils ont le souci du respect de la sphère privée et des diverses communautés qui composent le pays et qui participent à sa vitalité économique.

Dernière mise à jour : 10/03/2008.

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