Marché du travail
En 2005, la population active (au sens du Bureau International du Travail) représentait environ 71,5% de la population camerounaise. Durant les années 80, le nombre des salariés a augmenté rapidement, mais l’emploi a nettement reculé au cours de la décennie 1990. Depuis le début des années 2000, on enregistre une stabilisation des effectifs de fonctionnaires, qui atteignaient en 2005 près de 160 000 personnes. Depuis 2008, d'importantes vagues de recrutement sont en cours dans la fonction publique, ce qui devrait nettement améliorer ce chiffre.
L’emploi s’est détérioré avec la crise économique apparue dans la deuxième moitié des années 1980 et la forte croissance démographique. Le marché de l’emploi reste en déclin ; malgré les efforts réalisés ces dernières années. Le taux de chômage ne cesse d’augmenter, avec les licenciements qui se poursuivent, en particulier dans certains secteurs qui ont subi de plein fouet la crise internationale (c’est le cas du secteur du bois dont les performances continuent de s’effriter). Le développement du secteur informel (vendeur à la sauvette et petit artisanat) est une réponse naturelle à la flambée du chômage, et a sans doute évité une crise sociale majeure depuis la fin des années 1990.
En dépit de la croissance économique de ces dernières années, on estime que les chômeurs ont trois fois plus de chances de trouver du travail dans l’informel que dans les sociétés privées ou dans l’administration. Pour mémoire : les personnes qui travaillent dans le secteur informel ne bénéficient d’aucune protection sociale.
Dernière mise à jour : 13/01/2010.
Le Cameroun est un pays potentiellement riche, relativement diversifié sur le plan des ressources, bien doté sur le plan humain, politiquement stable et disposant d'un secteur industriel relativement développé et d'atouts logistiques, avec un grand port et un bon accès à la sous-région. Dans ce contexte il est possible d'identifier divers secteurs en expansion.
La sylviculture
Le secteur forestier a été sévèrement affecté par la crise internationale de fin 2008, couplé à la crise du secteur de la construction dans les pays occidentaux. Face à cette situation, le gouvernement a pris en 2009 des mesures d’allègement fiscal, afin de relancer le secteur. Entre septembre 2008 et juillet 2009, on a assisté à une vague de licenciements dans cette filière. Depuis quelques mois, la reprise des exportations de bois montrent tout de même que le secteur semble retrouver sa croissance d’avant la crise, mais des dispositions doivent être prises pour encourager la transformation locale du bois, afin de réduire la dépendance du secteur vis-à-vis de l’extérieur.
L'agriculture et ses dérivés
La pratique agricole au Cameroun reste essentiellement traditionnelle. La faible mécanisation de cette activité constitue le principal frein à son épanouissement, malgré les potentialités du pays. A l’exception de quelques produits de rente (cacao, café, banane etc.), les produits vivriers sont essentiellement cultivés dans les zones rurales et à petite échelle. Les déficits de production alimentaire observés ces dernières années (riz, maïs, etc.) ont poussé les autorités à entreprendre des projets de développement dans ces filières, dont le projet d’amélioration de la compétitivité du riz en Afrique centrale mis en place avec l’appui des Nations Unies et le programme d’appui à la filière maïs du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Bien que certains de ces projets aient déjà été mis en place, les retombées en matière d’emplois n’ont pas suivi. Le secteur agricole camerounais est caractérisé par une population active sous-employée avec des revenus faibles.
L'industrie minière
Par sa structure géologique favorable, le Cameroun a un potentiel minier important et diversifié (fer, bauxite, rutile, polymétalliques, étain, uranium, etc.). La partie orientale du pays offre de nombreux gisements aurifères. L'orpaillage est pratiqué de façon artisanale par une dizaine de milliers de personnes qui produisent quelques centaines de kilos d'or par an. L’Etat a engagé récemment des grands projets dans ce secteur, dont la mise en place a été retardée en 2009 en raison du gel des financements dû à la crise. La reprise de l’activité économique en 2010-2011 devrait remettre à jour ces projets, ce qui pourrait générer plusieurs emplois à moyen terme.
Le tourisme
Le Cameroun dispose d'un important potentiel touristique, mais ne figure pas parmi les 20 principales destinations du continent. Bien que souvent appelé « l'Afrique en miniature », ses potentialités ne sont pas exploitées en raison du manque d'infrastructures (hôtels de qualité, centre de soins, routes, télécommunications) et de services (agences de voyages et tour-opérateurs).
Une loi régissant l'activité touristique a été adoptée par l'Assemblée en 1998 mais jusqu'à ce jour, aucun acte concret n'a été posé, malgré les déclarations du gouvernement.
Les télécommunications
Le secteur des télécommunications connait un essor certain au Cameroun depuis quelques années. En effet, depuis l’entrée sur le marché de la téléphonie mobile des 2 entreprises Orange et MTN, les investissements ont beaucoup progressé.
Le marché de la fourniture d'accès Internet est aussi en plein essor depuis environ 2 ans, et présente encore des opportunités d’investissement.
Dernière mise à jour : 13/01/2010.
Concernant les salaires et appointements, ils sont différenciés par secteurs et par catégories de classification. En juillet 2008, un décret du premier ministre revalorisait le SMIC au Cameroun. Il est ainsi passé de 23 514 FCFA (35,85 euros) à 28 216 FCFA (43 euros) par mois.
Dernière mise à jour : 13/01/2010.


