Economie
Présentation générale
Classé par le PNUD au 172ème rang sur l'échelle de développement humain, le Burkina Faso souffre de plusieurs handicaps :
- la dépendance à l'égard du secteur agricole, pilier de l'économie, et de l'aide extérieure (le Burkina est sous programme du FMI depuis 1991 et l'un des premiers pays a avoir été éligible à l'initiative PPTE - Pays pauvres très endettés - en 1997) ;
- l'enclavement qui le contraint à porter ses efforts, encore insuffisants, sur le développement des infrastructures routières ;
- la faiblesse du secteur industriel.
Si l'inflation est restée contenue en 2002, elle augmente sensiblement en 2003, et le déficit budgétaire, moindre en 2002 qu'en 2001, atteignait encore 10,4% du PIB.
Bien qu'en progression, les recettes fiscales demeurent inférieures à l'objectif fixé avec le FMI et aux dépenses sociales.
Le Burkina Faso est engagé depuis 1995 dans un important processus de réformes structurelles visant à favoriser l'environnement des affaires. Un nouveau code minier, plus incitatif pour les investisseurs étrangers, est notamment en cours de refonte.
Amorcé en 1991, le programme des privatisations, avec 26 entreprises privatisées à ce jour sur 45 éligibles, entame une nouvelle phase concernant des activités stratégiques (eau, énergie, télécommunications).
Agriculture
L'agriculture occupe 85% de la population active et contribue pour 40% au PNB du pays.
Le secteur agricole représente 80% des recettes à l'exportation avec la production de coton, puis l'élevage (bovin, ovin, caprin, volaille) qui trouve à présent ses débouchés surtout vers le Ghana voisin. La filière fruits et légumes constitue également un apport important, grâce à l'irrigation des surfaces maraîchères ainsi que, dans une moindre mesure, la production céréalière (maïs, mil, sorgho, riz).
Cependant, malgré les mesures prises pour assurer l'exportation du coton et l'importation des intrants agricoles par les ports du Ghana, du Togo et du Bénin, le secteur pourrait être confronté prochainement à des difficultés.
Energies et Industries
Ce secteur occupe 3% de la population active et contribue pour 20% au PNB du pays.
L'exploitation minière, insuffisamment développée, encore aléatoire et peu rentable, concerne l'or (troisième source de recettes à l'exportation avec notamment la mine de Poura) et le zinc (avec le gisement de Perkoa, l'un des plus grands connus au monde). Le sous-sol recèle également manganèse, cuivre, phosphates, bauxite, marbre et diamant.
Sur le plan énergétique, le Burkina se caractérise par l'un des taux d'électrification les plus bas de la région.
L'industrie ne représente que 1% de la population active et se concentre dans la filière agroalimentaire (sucre, farine, boissons, huilerie).
Services
Les services occupent 22% de la population active et contribuent pour 40% au PNB du pays.
Huit banques commerciales et sept sociétés d'assurance et réassurance sont le fer de lance du secteur des services. Le secteur des télécommunications est en voie de libéralisation. Les services de santé ne couvrent qu'insuffisamment et inégalement les besoins du pays.


