Enseignement supérieur
Organisation de l'enseignement supérieur
Dans l’enseignement supérieur autrichien, l’offre académique est largement majoritaire, avec 21 universités pluridisciplinaires pour 223 562 étudiants (chiffre de 2008/2009). Mais, depuis une quinzaine d’années, des filières plus professionnalisantes se développent dans des « universités des sciences appliquées », dites Fachhochschulen, en abrégé « FH ». Proches de nos IUT ou de nos écoles d’ingénieurs, elles étaient au nombre de 21 en 2009. Ces FH se caractérisent par une sélection à l’entrée, des effectifs réduits, un encadrement renforcé et une dotation budgétaire par étudiant. Conformément à la volonté politique, les FH sont en pleine expansion et comptaient 33 615 étudiants en 2007/2008. L’enseignement universitaire privé se développe aussi mais, avec quelques 5 000 étudiants dans douze universités privées en 2008/2009, il reste encore très minoritaire et ne constitue pas une priorité du Ministère fédéral de l’enseignement supérieur et de la recherche (BMWF).
Accueil des étudiants étrangers
L’Autriche est dans l’UE le deuxième pays d’accueil (en pourcentage) d’étudiants étrangers.
Pour faire face au nombre important d’inscriptions universitaires d’étudiants étrangers, en particulier d’Allemagne, l’Autriche a prolongé en septembre 2007 et pour deux ans, les limitations d’inscription autorisées dans les universités autrichiennes depuis le 28 juillet 2005 pour huit filières (médecine humaine et dentaire, vétérinaire, psychologie, biologie, pharmacie, gestion, communication et journalisme) correspondant au total à 28 % des étudiants de premier cycle universitaire. Avec l’accord de la Commission européenne obtenu le 17 octobre 2007, l’Autriche prolonge également, pour une durée minimale de cinq ans, le système des quotas pour les filières de médecine instauré le 28 juin 2006 et qui réserve 75% des places à des étudiants ayant obtenu leur certificat de fin d’études secondaires en Autriche. L’afflux d’étudiants allemands est l’un des éléments déclencheurs de la crise étudiante qui a marqué l’automne 2009. L’Autriche cherche à obtenir sur ce point un accord avec l’Allemagne ou au niveau européen.
Partenariats entre établissements
On dénombre près de 400 accords de coopération bilatéraux (à 90 % de type Socrates-Erasmus) ou multilatéraux (comme le réseau « Time » impliquant les écoles centrales) entre établissements d’enseignement supérieur français et autrichiens. Cependant, ces accords ne concernent souvent qu’un nombre très réduit d’étudiants et ils sont parfois obsolètes, faute de participants. Les établissements cherchent d’abord à faire vivre les accords existants et n’établissent de nouveaux accords que de manière très sélective et souvent dans une volonté de création de cursus communs (niveau master ou doctorat).
Etudes autrichiennes en France et études françaises en Autriche
Le centre d’études autrichiennes de l’université de Rouen publie la revue Austriaca et deux collections d’études scientifiques centrées sur l’Autriche et sur les relations franco-autrichiennes.
Les principales filières d’études françaises sont proposées par les départements de romanistique ou d’interprétation des universités de Graz, d’Innsbruck, de Salzbourg et de Vienne ainsi qu’à l’Université économique de Vienne. Un enseignement juridique francophone se développe à l’université de Vienne, en liaison avec l’Institut français de Vienne.
Par ailleurs, le Ministère des affaires étrangères et l’Université d’Innsbruck cofinancent un pôle interdisciplinaire d’études françaises à Innsbruck (ce dernier finance des mobilités courtes de chercheurs français et autrichiens : participation à des colloques, conférences, projets de recherche).
Une fiche très détaillée sur l'enseignement supérieur en Autriche est disponible sur le site de France diplomatie : www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/autriche_173/presentation-autriche_1301/enseignement-superieur_71450.html
Pour en savoir plus : site Eures, site de l'ambassade de France en Autriche
Dernière mise à jour : 08/06/2011


