Histoire
Période précolombienne - La région du Rio de la Plata est occupée par les guerriers charruas . A l'ouest de Buenos Aires vivent les pasteurs quérandis, au sud les Tehuelches, appelés Patagons, Indiens des Andes suzerains des tribus de la plaine.
1516 - Juan Diaz de Solis débarque dans la région du Rio de la Plata.
1517 - Ferdinand de Magellan, parcourt les côtes de Patagonie et découvre le détroit qui porte aujourd'hui son nom.
1526 - Sébastien Cabot explore l'estuaire et remonte le fleuve Parana.
1536 - Pedro de Mendoza fonde Santa Maria de los Buenos Aires, qui est détruite par les indiens.
1580 - Deuxième fondation de Buenos Aires par Juan de Garay.
1620 - La région de La Plata est rattachée à la vice-royauté du Pérou.
1776 - La vice-royauté du Rio de la Plata est créée avec pour capitale Buenos Aires. Elle regroupe : Argentine, Bolivie, Paraguay, Uruguay et une partie du Brésil et du Chili.
1806 - Les Britanniques tentent, sans succès, de s'emparer de Buenos Aires.
1810 - Révolution du 25 mai ; la population de Buenos Aires renverse le vice-roi et acquière son indépendance définitivement proclamée le 9 juillet 1816 à San Miguel de Tucumán.
9 juillet 1816 - Indépendance des Provinces Unies d'Amérique du Sud et instauration de la République.
1819 - Guerre civile entre les partisans d'un gouvernement centralisé et les fédéralistes.
1826 - Buenos Aires devint capitale officielle du pays (4 mars 1826). Bernardino Rivadavia, premier Président de la République.
1835-1852 - Dictature du Général Rosas.
1853 - Institution par vote d'une constitution fédérale, compromis entre fédéralisme et unitarisme.
1879-1880 - Guerre du désert - Conquête des terres indiennes.
1880 - Début de l'émigration européenne.
1912 - Loi électorale (vote universel, secret et obligatoire).
Août 1930 - Après un coup d'état, le Général Uriburu prend le pouvoir.
Mars 1945 - L'Argentine déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon.
1947 - Droit de vote accordé aux femmes.
1946-1955 - Le Général Juan Domingo Perón assure la Présidence (justicialisme). Avec sa femme Eva, à qui fut voué un véritable culte laïque après sa mort, il obtient le soutien de la classe ouvrière, les "descamisados" (sans chemises).
28 juillet 1952 - Mort d'Eva Perón. (www.evitaperon.org)
1958-1962 - Arturo Frondizi assure la Présidence.
1963-1966 - Présidence d'Arturo Illia (radical).
1966-1973 - Gouvernements militaires.
1973 - Juan Peron revient au pouvoir.
1974 - Mort de Juan Peron. Son épouse Isabel devient Présidente.
1976-1983 - Dernière dictature militaire.
1982 - Guerre des Malouines.
1983-1989 - Présidence de Raoul Alfonsin (radical).
1989 - Présidence de Carlos Menem, chef du Parti justicialiste.
3 octobre 1993 - Les élections législatives sont remportées par le Parti justicialiste.
1994 - Révision de la Constitution.
1er janvier 1995 - Entrée en vigueur du Traité de Mercosur (signé en mars 1992), alliance économique avec le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay.
Mai 1995 - Lors des élections présidentielles, Carlos Menem est réélu au premier tour pour un nouveau mandat de quatre ans.
1996 - Fernando de la Rua devient le premier maire élu de Buenos Aires.
Octobre 1997 - Lors des élections législatives, le parti de Carlos Menem s'incline devant l'Alliance (Union civique radicale et Front pour le pays solidaire), perdant ainsi la majorité au Congrès.
24 octobre 1999 - Victoire présidentielle de Fernando de la Rua, candidat de l'Alliance, devant Eduardo Duhalde, ex-gouverneur péroniste de la province de Buenos Aires, candidat du Parti justicialiste.
14 octobre 2001 - Victoire du Parti justicialiste aux élections législatives (38% des suffrages exprimés), qui redevient la première force politique du pays.
1er janvier 2002 - Eduardo Duhalde est finalement investi à la présidence de la République. Il forme un gouvernement dominé par les péronistes. Dès son arrivée au pouvoir, il met fin à la parité peso-dollar.
27 avril 2003 - Elections présidentielles au cours desquelles Carlos Menen et Néstor Kirchner accèdent au second tour organisé le 18 mai 2003, avec respectivement 24,5% et 22,2% des suffrages. Déclaré nettement perdant dans les sondages Carlos Menem décide de se retirer entre les deux tours.
25 mai 2003 - Néstor Kirchner, 53 ans est proclamé président de la République argentine pour un mandat de quatre ans. Les principales paroles de son discours d'investiture sont : "Quiero un país serio y más justo" (Je veux un pays plus sérieux et plus juste.) Il refuse le plan du FMI qui affecterait une population déjà durement touchée par la crise économique.
Fin 2005 - Suite à une opération contestée par certains de ses créanciers, l'Argentine a remboursé sa dette extérieure dont le montant s'élevait à 9,35Mds de US$.
Décembre 2005 - Cristina E. Fernandez De Kirchner (péroniste), épouse du Président Néstor Kirchner, est élue sénatrice nationale pour la Province de Buenos Aires.
24 juin 2007 - Mauricio Macri, Président d'un des plus célèbres club de football argentin Boca Juniors et représentant du parti PRO (Propuesta Republicana / Proposition républicaine : Compromiso para el Cambio / Engagement pour le changement) est élu maire de la ville de Buenos Aires. www.ciudadpro.com
28 octobre 2007 - Election présidentielle (www.guiaelectoral.com.ar ). Cristina Fernandez de Kirchner, épouse du président sortant Nestor Kirchner, remporte l'élection avec 44,7 % des suffrages dès le premier tour. La candidate libérale chrétienne, Elisa Carrio, obtient 22,9% des voix et l'ancien ministre de l'économie Roberto Lavagna 16,9%. Cristina Kirchner est la première femme élue de l'Argentine.
10 décembre 2007 - Investiture de la nouvelle présidente argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, élue pour un mandat de 4 ans.
Mars-juin 2008 - Grève des agriculteurs argentins. Après l'annonce le 11 mars par la présidente Cristina Kirchner, d'une augmentation de 25% des taxes sur les exportations de soja, de tournesol, de maïs, de blé et autres cultures de la pampa, une des régions agricoles les plus riches du monde, les dirigeants des quatre principales associations agricoles, qui regroupent les grands propriétaires terriens et les petits agriculteurs, lancent dès le lendemain la grève de la production agricole et cessent d'approvisionner les villes. Cette révolte rurale, une des plus importantes en Argentine depuis celle de février 1976, s'exacerbe le 26 mars après le discours de Kristina Kirchner, qui rejette toute négociation avec les agriculteurs. L'interpellation, le 14 juin, du dirigeant agricole Alfredo De Angeli et de 18 agriculteurs, provoque la mobilisation de milliers de personnes dans tout le pays. Cette crise affecte l'image de Cristina Kirchner et entraîne une pénurie de carburant, une hausse des prix et des problèmes de ravitaillement.
17 juillet 2008 - Revers parlementaire pour la présidente argentine. Le Sénat rejette, à une voix près, celle du vice-président de la République, Julio Cobos, le projet de loi de Cristina Kirchner qui visait à augmenter de 25% les taxes à l'exportation des produits agricoles. La Présidente espérait, grâce à ce prélèvement sur les exportations de céréales et de soja, récupérer 11 milliards de dollars pour financer la construction de routes, d'écoles et d'hôpitaux. Les grands producteurs agricoles ont tenu en échec le gouvernement pendant 128 jours en paralysant la distribution alimentaire. Le 23, le principal collaborateur de la présidente argentine, Alberto Fernandez, démissionne ainsi que le ministre de l'agriculture Javier Maria De Urquiza.
23 octobre 2008 - Nationalisation du système de retraites argentin. La présidente Cristina Kirchner signe un projet de loi transférant à l'Etat la totalité de l'épargne retraite des Argentins. Cette décision marque la fin du régime par capitalisation (placements dans des fonds de pension), qui sera remplacé par un régime de répartition. Le gouvernement justifie son projet par la nécessité de protéger l'épargne des Argentins des turbulences de la crise financière internationale. Le 20 novembre, Le Sénat adopte la loi par 46 voix pour, 18 contre et une abstention.
28 juin 2009 - Elections législatives de mi-mandat : les Argentins sont appelés à voter pour renouveler la moitié des 257 sièges de l’Assemblée et un tiers des 72 sièges du Sénat. Le Parti péroniste, dirigé par Nestor Kirchner, l’époux de l’actuelle présidente Cristina Kirchner, perd la majorité dans les deux Chambres face au courant néolibéral péroniste représenté par le richissime homme d’affaires Francisco De Narvaez, qui l’emporte dans la province de Buenos Aires, où votent 40% des électeurs. Le Parti péroniste est également battu dans la capitale et dans les principales circonscriptions du pays, dont celle de Santa Cruz, province natale de Nestor Kirchner, où il fut trois fois gouverneur. L’opposition représente 70% de l'électorat contre 30% pour le parti au pouvoir, mais elle est éclatée entre péronistes néolibéraux, sociaux– démocrates et partis minoritaires de gauche. Le parti de Cristina Kirchner n’a plus la majorité tant à la Chambre des députés où il perd 16 des 60 sièges remis en jeu qu’au Sénat où il perd 4 sièges.
15 juillet 2010 - L’Argentine légalise le mariage homosexuel : soutenue par la présidente Cristina Fernández de Kirchner, la loi avait été votée par l’Assemblée le 5 mai 2010. Elle est définitivement adoptée par le Sénat à une majorité de 33 voix contre 27. Elle modifie le Code civil argentin, la mention "mari et femme" étant désormais remplacée par "les contractants". L’Argentine devient le dixième pays au monde et le premier en Amérique latine à autoriser le mariage homosexuel.
Source : La documentation française
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Dernière mise à jour : 10/09/2010


