Economie
Présentation générale
La croissance aura été de 2,7 % en 2006 avec un quatrième trimestre, bénéficiant à la fois d'une forte demande domestique et externe, se situant à 3,5% (et même à 3,7% en tenant compte de la différence de jours ouvrables). Il faut remonter à l'an 2000 pour trouver un taux de croissance comparable. Ce résultat est d'autant plus satisfaisant que la demande domestique, atone pendant plusieurs années, aura contribué pour les 3/4 à la croissance.
Les composantes conjoncturelles de cette croissance soutenue en 2006 sont, cependant, fortes : des facilités d'amortissement pour les entreprises, la fin de certains dispositifs d'accession à la propriété, l'impact de la Coupe du monde de football, des achats d'anticipation liés à la hausse de la TVA, ont fortement contribué à entretenir la demande.
Le rapport de printemps des 5 instituts de conjoncture incite les responsables politiques et économiques à l'optimisme pour 2007 : les prévisions de croissance ont été relevées à 2,3% pour 2007 (contre 1,7% précédemment) et sont estimées au même niveau pour 2008. Seuls le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis et l'évolution du marché immobilier américain ainsi que le relèvement prévisible de 25 points de son taux directeur par la Banque centrale européenne (BCE) dans le courant de l'été tempèrent l'optimisme des experts.
La hausse de la TVA a coûté un demi-point de croissance au premier trimestre 2007, les consommateurs ayant procédé à l'acquisition de biens de consommation durables dans les dernières semaines de 2006. Mais, dans l'ensemble, la hausse de la TVA a eu un impact inférieur à ce qui était annoncé par les experts.
Le déficit public au sens de Maastricht se situait pour l‘année 2006 à -1,7 % (ressources 1015 milliards d'euros et dépenses 1054,6 milliards d'euros, soit un déficit de -39,5 milliards d'euros). Pour la première fois depuis 2001, le solde est donc inférieur au seuil des 3%. On notera qu'en deux ans le déficit a baissé de 2 points.
Ce déficit se répartit en un déficit de l'Etat fédéral (-34,9 milliards d'euros ) et des "Länder" (-9,7 milliards d'euros). Pour les communes, l'exercice se solde par un excédent de 1,2 milliard d'euros et pour la Sécurité sociale par un excédent de 3,9 milliards d'euros.
Selon différentes hypothèses, l'Allemagne pourrait se trouver en situation d' excédent budgétaire en 2009 (DIW) ou en 2011( Ministre des Finances).
L'Allemagne a affiché en 2006 un excédent commercial supérieur à 160 milliards d'euros qui la place à nouveau au premier rang des nations exportatrices (depuis 2003, l'Allemagne est devenue le premier exportateur mondial devant les Etats-Unis et loin devant le Japon, la Chine et la France). Ces résultats s'expliquent par la combinaison d'une segmentation géographique et sectorielle judicieuse, ainsi que par les efforts engagés sur les coûts de production (les salaires réels ont diminué de 0,9% entre 1995 et 2004 alors qu'ils ont augmenté de 7,4% dans le reste de l'UE).
Le nombre de chômeurs se situe à 3,967 000 (soit 140 000 de moins que le mois précédent) et pourrait se situer à 3,4 millions en 2008, soit un taux de chômage de 8,7 % en 2007 et de 8% en 2008. Cette amélioration profite aux différentes classes d'âge, le nombre de demandeurs d'emploi chez les moins de 25 ans a diminué de 150 000 en un an. La reprise de la croissance bénéficie également à l'économie est-allemande, mais le chômage s'y situe encore à 15%.
(Source : Ministère des Affaires étrangères et européennes www.diplomatie.gouv.fr Rubrique "Dossiers pays > Allemagne > Présentation de l'Allemagne > Economie").
Agriculture
L'agriculture occupe 2% de la population active et contribue pour 1% au PIB du pays.
Fortement mécanisée, à hauts rendements, l'agriculture allemande est une agriculture performante qui couvre près de la moitié de la surface du pays et satisfait environ 70 % de la demande interne.
En terme d'effectifs, elle n'en occupe pas moins une place modeste dans l'économie puisqu'elle n'emploie que 2 % de la population active (contre près d'un quart en 1950) et n'assure guère plus de 1 % du PIB.
Le nombre d'exploitations agricoles a chuté de 2,8% par an depuis 2003 pour atteindre 366 000 exploitations en 2005.
La production végétale (céréales, pommes de terre, horticulture, viticulture) assure plus de la moitié du chiffre d'affaires du secteur tandis que la production animale est dominée par la production de viande porcine. Les principales productions agricoles sont le lait (1er rang européen), le porc et l'élevage de bétail, la betterave à sucre et les céréales.
Energies et Industries
Le secteur industriel occupe un tiers de la population active et fournit 30% du PIB allemand
Comme dans tous les pays industrialisés occidentaux, l'industrie allemande connaît depuis des années de grandes transformations structurelles. L'importance de l'industrie recule au profit du secteur tertiaire. Néanmoins, l'industrie reste le principal pilier de l'économie allemande. Puissante, moderne, fortement exportatrice et appuyée par un vaste tissu de PME et de PMI, elle occupe une place centrale dans l'économie allemande.
8 millions de personnes, soit 33% de la population active, travaillent dans ce secteur. L'industrie automobile, la métallurgie et la chimie demeurent les secteurs traditionnels de l'industrie allemande. La construction automobile en est le secteur leader et fournit 40% des exportations allemandes. Un salarié sur sept travaille dans cette branche. Les grands constructeurs Volkswagen, Audi, BMW, Daimler et Porsche font de l'Allemagne le troisième producteur d'automobiles du monde. Volkswagen (103 000 salariés) est aujourd'hui le premier constructeur européen. Comptant pour près de 20% des exportations, l'ensemble du secteur de l'industrie automobile est cependant soumis à d'importantes réductions d'effectifs.
Certains secteurs traditionnels, comme la sidérurgie ou l'industrie textile, ont sensiblement reculé ces dernières années Le secteur de la construction subit un recul constant de son chiffre d'affaires et de l'emploi salarié (47 000 en 2004) quasiment réduit de moitié depuis 1995.
L'artisanat, qui constitue une composante essentielle de l'économie allemande, compte environ 5,5 millions d'emplois et 600 000 entreprises.
Services
L'économie tertiaire représente 70 % du produit intérieur brut (PIB) et de l'emploi;
L'Allemagne se situe au 3ème rang mondial des exportateurs de services, juste derrière la France. Elle est aussi le 3ème importateur de services. Ses principaux fournisseurs se trouvent dans la zone Euro (France et Bénélux entre autres).
Avec une part de plus de 70 % du PIB et de l'emploi, le secteur tertiaire est le moteur de la croissance, de l'emploi et de la création d'entreprises. Les secteurs en expansion sont les services aux entreprises et les services à la personne, tandis que les services de distribution connaissent une période de stagnation et les services sociaux (de l'Etat) sont en recul.
Près de 28 millions de personnes travaillent au sens large dans le secteur tertiaire qui connaît un développement dynamique : 12 millions dans des entreprises de prestations de services publiques et privées, 10 millions dans le commerce, l'hôtellerie, la restauration et les transports, et six millions dans le secteur financier, les activités de location et les services aux entreprises. Les technologies de l'information et de la communication gagnent rapidement en importance grâce à des progrès techniques extrêmement rapides. Elles sont devenues un véritable moteur du secteur tertiaire.
Néanmoins, le secteur offre un panorama très contrasté : tandis que de grands groupes conservent une place de premier plan (TUI pour le tourisme) ou émergent en position de leader (SAP pour l'édition de logiciels et Bertelsmann dans les médias), plusieurs enseignes du secteur de la grande distribution (dominé par Metro et Aldi) font l'objet de plans de restructuration massifs comme KarstadtQuelle. Les restructurations menacent également de se poursuivre dans le secteur bancaire particulièrement touché à l'automne 2004 (Deutsche Bank, HVB Group, Commerzbank).
Dans le secteur du transport aérien, après une période incertaine accompagnée de pertes d'emplois et de gels de salaires, Lufthansa a enregistré un bond de son trafic en 2004 et occupe la première place en Europe.
Le secteur tertiaire est constitué à plus de 40% de P.M.E./P.M.I.
Les PME/PMI, colonne vertébrale de l'économie allemande
La force de l'économie allemande repose sur le dynamisme et la compétitivité de ses 3,4 millions de petites et moyennes entreprises et travailleurs indépendants. Sont considérées comme P.M.E/P.M.I. les entreprises réalisant un chiffre d'affaires annuel de moins de 50 millions d'euros et employant moins de 500 personnes. Les atouts des P.M.E/P.M.I. sont leur rapidité de transformation d'une idée en produits adaptés au marché, leur orientation internationale, leur grande spécialisation et leur capacité à occuper avec succès des créneaux du marché. Les PME/PMI :
- représentent 99,7 % des entreprises allemandes ;
- génèrent 40,8 % du chiffre d'affaires imposable à l'échelle nationale ;
- emploient 70,5 % des salariés (soit environ 20 millions) ;
- forment 83,4 % des apprentis.
La recherche, un moteur des secteurs novateurs
L'Allemagne investit actuellement 2,5% de son P.I.B. dans la recherche et le développement (R & D), ce qui est supérieur à la moyenne européenne (1,9%). Le gouvernement fédéral souhaite faire passer les investissements en R & D à 3% du produit intérieur brut d'ici à 2010. Avec quelque 40 milliards de dollars, l'Allemagne totalise en outre les plus grands investissements privés dans la recherche et le développement, derrière les Etats-Unis et le Japon.
Le goût de l'invention est toujours intact : en 2004, plus de 18% des brevets déposés dans le monde l'ont été en Allemagne. Le pays compte aussi parmi les leaders dans nombre de technologies d'avenir comme les biotechnologies, la nanotechnologie et les technologies de l'information. Les entreprises allemandes travaillant dans les technologies de l'environnement (énergie éolienne, photovoltaïque, biomasse) ont conquis une belle position sur le marché mondial, les fabricants d'éoliennes détenant une part de marché de 50%. Ce secteur emploie 130 000 personnes. Près de 5% de la production d'électricité en Allemagne provient déjà de l'énergie éolienne. D'ici à 2010, le pourcentage des énergies renouvelables dans la production d'électricité devrait passer à 12,5%.
Pour en savoir plus
- Ministère fédéral de l'Economie et de la Technologie : www.bmwi.de
- Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et la Protection du consommateur : www.bmelv.de
- Association des Chambres de commerce et d'industrie allemandes : www.dihk.de/
- Invest in Germany : www.invest-in-germany.de/
- Service économique en Allemagne : www.dgtpe.fr/se/allemagne/
Dernière mise à jour : août 2007.


