Le marché du travail allemand connaît actuellement une récession avec des disparités régionales, les nouveaux Bundesländer (à l'est) étant plus touchés.
En Allemagne , la vie économique a une dimension internationale. Les entreprises gagnent presque un euro sur trois aux exportations et presque un emploi sur quatre dépend du commerce extérieur. Pour l'ensemble de ses résultats économiques, l'Allemagne figure dans le peloton de tête international en tant que troisième économie nationale.
Comme dans les autres pays, en Allemagne aussi, la signification des secteurs de l'économie a évolué ces dernières années. L'importance du secteur tertiaire a considérablement augmenté, égalant désormais presque le rôle joué par l'industrie. L'informatique et la biotechnologie allemandes figurent dans le peloton de tête international, au même titre que les technologies d'utilisation des énergies renouvelables ou la technique de protection de l'environnement. L'artisanat reste un particularisme allemand : à l'avenir aussi, il demeurera un support traditionnel de la vie économique en Allemagne.
En 2004, l'économie allemande est sortie d'une période de stagnation detrois ans. Pour la première fois, le produit intérieur brut a en effet connu une croissance de 1,7%. Cependant, le redressement économique n'a pas été suffisamment important pour se répercuter positivement sur le marché du travail.
En septembre 2005, on constate toujours de fortes disparités sur le marché du travail entre Berlin et les nouveaux Länder de L´Est et l´Allemagne de l´Ouest. Le taux de chômage dans la fédération est de 11, 2% contre 10,3% l´année précédent à la même période avec la répartition suivante /
Cette forte hausse du nombre de chômeurs est principalement due au fait que d'anciens bénéficiaires de l'aide sociale qui touchent désormais l'allocation chômage II sont recensés comme chômeurs.
Les Länder les moins touchés par le chômage sont la Bavière et la Bade-Wuttemberg avec des taux respectivement de 6,9 et de 7,2%, pratiquement en situation de plein emploi pour la population active qualifiée
(source: Bundesagentur für Arbeit)
Il existe des secteurs à fort potentiel pour les Français, particulièrement à l'export et dans les biens de grande consommation (marketing et distribution).
Les scientifiques et les ingénieurs français de haut vol bénéficient d'une excellente image dans tous les secteurs de la haute technologie, des télécommunications, de l'audiovisuel, de la mécanique de précision, de l'aéronautique et dans le secteur spatial.
Les "Wirtschaftsingenieure" - interface entre ingénierie et gestion des entreprises - sont très recherchés avec cependant une possible réserve des entreprises allemandes face aux jeunes diplômés français, plus jeunes que leurs homologues allemands.
(Source : www.athenajob.de )
En Allemagne, il n'existe pas de salaire minimum légal, équivalent au SMIC en France. Néanmoins si une convention collective s'applique, l'employé peut prétendre au salaire conventionnel.
S'il s'agit d'un contrat hors convention collective, les deux parties conviennent librement du montant du salaire, des primes supplémentaires et des éventuelles réévaluations.
Toute discrimination est interdite entre les salariés hommes et femmes, ainsi qu'entre les salariés à temps plein et ceux à temps partiel.
L'impôt sur le revenu est retenu à la source, c'est à dire prélevé chaque mois par l'employeur sur le salaire. Celui-ci doit donc verser son salaire à l'employé à la date prévue dans le contrat et lui remettre un bulletin de paie, mentionnant le salaire brut et les retenues effectuées au titre de l'impôt sur le revenu et des cotisations sociales.
Afin d'évaluer leniveau des salaires en Allemagne, vous pouvez consulter les sites suivants :
A titre indicatif, voici quelques exemples de salaires :
| Profession | Echelle des salaires annuels bruts moyens (en euros) |
| Standardiste / Accueil / Call Center | 24 575 euros |
| Secrétaire | 26 356 euros |
| Assistant de direction / marketing | 34 385 euros |
| Comptable | 30 981 euros |
| Acheteur | 31 878 euros |
| Responsable des ventes | 44 727 euros |
| Programmeur | 37 682 euros |
| Commercial itinérant | 42 363 euros |
| Chef de produit (marketing) | 44 433 euros |
| Ingénieur commercial | 56 898 euros |
Dernière mise à jour : septembre 2007.