Ce que recherchent les recruteurs
Un salarié fiable
Les employeurs et recruteurs allemands apprécient très souvent chez les salariés français de leur entreprise des qualités professionnelles et humaines telles que la flexibilité, le sens du travail en équipe et la résistance au stress. La "French touch" et la convivialité sont reconnues notamment dans les relations avec la clientèle.
La capacité de pouvoir utiliser l'anglais de manière professionnelle est souvent décisive lors du recrutement, en particulier lorsque vous vous trouvez en concurrence avec des candidats allemands.
Le recrutement d'un candidat déjà résident ou étudiant ou stagiaire en Allemagne ou dans leur "Land" rassure énormement les recruteurs sur la capacité d'intégration de la personne, ainsi que sur sa volonté de s'investir pour l'entreprise. La simple mention d'une adresse allemande sur le CV peut les rassurer sur ce point.
Un niveau d'allemand suffisant
La connaissance de l'allemand est indispensable pour toute personne souhaitant s'installer en Allemagne en vue d'y exercer un emploi. Elle est en effet garante d'une bonne intégration dans le pays et, par là-même, d'une bonne et durable collaboration entre l'entreprise et son salarié.
L'usage courant de l'anglais ne suffit souvent pas lors d'une embauche, même dans une filiale francaise ou américaine.
Il est conseillé aux candidats de rafraîchir leur connaissances scolaires ou universitaires par un cours ou par un séjour linguistique. Les débutants doivent se préoccuper de commencer leur apprentissage le plus tôt possible.
Si vous pouvez difficilement vous rendre sur place ou trouver une école de langues proche de votre lieu de résidence, des organismes proposent des cours en ligne ou par correspondance :
- Intitut Goethe : www.goethe.de Rubrique "Deutsch lernen > Fernunterricht"
- Centre National d'Education à Distance (CNED) : www.cned.fr
Une fois sur place, n'hésitez pas à contacter les services emplois/formation des consulats qui connaissent en genéral beaucoup d'écoles et organismes dans leur secteur géographique.
Les cours les moins chers sont souvent proposés par des organismes de type Volkshochschule (VHS), sortes d'universités populaires subventionnées par les municipalités. Leur liste est disponible sur le site www.vhs.de . Chacune d´entre elles dispose d'un site Internet informant sur le programme.
Le dossier de candidature en Allemagne
Comme en France, des règles particulières régissent le dossier de candidature.
On prétend généralement que la première qualité requise par les employeurs allemands est le plus haut degré possible de professionnalisme, et cela surtout au sens technique et opérationnel du terme. Cependant, pour la recherche de cadres, notamment dans les moyennes et grandes entreprises allemandes, la notion la plus importante est celle de la « personnalité » (« Persönlichkeit »), le professionnalisme étant considéré comme une condition évidente. On entend par « personnalité » la cohérence de tous les traits spécifiques du candidat, incluant sa formation, ses expériences, son comportement dans l'ensemble des circonstances professionnelles et, dans une certaine mesure, la stabilité de sa vie privée. Sous toutes les formes de sa présentation, le candidat doit donc viser à se présenter comme une personnalité cohérente.
A l'inverse des Français, les employeurs allemands demandent, même si cela n'est pas dit explicitement, un dossier « complet », comprenant lettre de motivation, curriculum vitae (CV), photographie, certificats d'études, certificats des anciens employeurs, certificats de formations complémentaires, selon le parcours individuel du candidat.
Il est à noter que la « carte d'entrée » pour obtenir un entretien d'embauche est surtout une bonne lettre de motivation, plutôt que le CV, ce dernier étant considéré comme un inventaire court, mais complet, de la vie professionnelle.
Le DRH allemand vérifiera en premier lieu la cohérence des différentes informations qui lui sont fournies dans le « dossier complet ». En cas de ruptures ou d'incohérences dans le parcours du candidat, celui-ci devra les « justifier » avec précaution et de manière positive, mais en utilisant des termes sobres.
Dernière mise à jour : septembre 2007.


