Economie
Présentation générale
Les indicateurs récents de l'économie algérienne traduisent une amélioration de la gestion publique : une balance commerciale excédentaire depuis plusieurs années, un important niveau des réserves de change et une dette extérieure ramenée à 20% du P.I.B.
Il n'en demeure pas moins que la situation sociale reste critique, avec près de 14 millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté.
Un train de réformes important est nécessaire sur tous les secteurs de production, en vue de libéraliser l'économie et placer le pays dans un meilleur niveau de concurrence internationale.
Agriculture
L'agriculture occupe 25% de la population active et contribue pour 9% au PNB du pays.
Le vaste territoire algérien compte à peine plus de 3% de terres arables, dont un tiers appartiennent encore aujourd'hui à l'Etat. Une réforme agraire non aboutie, un secteur de la pêche très peu développé et des rendements médiocres font de l'agriculture un poste déficitaire, l'Algérie n'atteignant pas l'autosuffisance. Les principales productions concernent les céréales, ainsi que les fruits et légumes. Le premier poste d'exportation agricole est celui des dattes, dont la production est essentiellement assurée dans le Sahara.
Energies et Industries
Ce secteur occupe 50% de la population active et contribue pour 60% au PNB du pays.
Les hydrocarbures (pétrole et gaz) représentent l'essentiel des exportations de l'Algérie et assurent au pays sa plus grande source de revenus. Le secteur industriel est quant à lui peu concurrentiel sur le marché international et souffre du manque d'investissements et d'infrastructures. Le domaine public, en particulier, est sinistré avec un important passif et un sureffectif auquel l'Etat tâche de faire face (400.000 emplois supprimés en 5 ans).
Services
Les services occupent 25% de la population active et contribuent pour 31% au PNB du pays.
La modernisation des banques est au cœur des enjeux de l'économie algérienne. En effet, les institutions financières internationales soulignent l'urgence d'aboutir à une réforme du secteur bancaire, incapable d'accompagner les réformes structurelles nécessaires au pays. Il existe de rares banques privées, dont les moyens et le rayonnement très limités réduisent l'influence sur les marchés d'affaires.
En résumé
La situation économique et financière de l'Algérie est très largement dépendante des ressources en hydrocarbures. Malgré des politiques publiques plus rigoureuses, ces revenus n'ont pas suffi à améliorer les conditions de vie très difficiles de la population. Ainsi, le taux de chômage avoisine 30% de la population active, dont 60% chez les jeunes. Avec l'arrivée sur le marché du travail de plus de 200.000 personnes chaque année, le taux de croissance nécessaire pour entamer une décrue du chômage est estimé à 7-8% par an.
L'Algérie poursuit ses efforts en vue de passer à une économie de marché plus ouverte, en favorisant notamment l'investissement national et étranger et en assainissant les dépenses publiques.


